La date n'est pas anodine. Le 11 mars 2004, un attentat terroriste frappa Madrid, faisant 191 morts et plus de 2 000 blessés. L'Europe découvrait alors l'attentat le plus meurtrier de son histoire. C'est en mémoire de ce drame que la France a choisi ce jour pour rendre hommage à toutes les victimes du terrorisme.
Dans son discours, le préfet du Gard a rappelé l'enchaînement des drames qui ont endeuillé la France ces dernières années. De Paris à la promenade des Anglais, de Toulouse à Strasbourg, de Magnanville à Conflans-Sainte-Honorine, en passant par Sainte-Étienne-du-Rouvray. « Tant de drames qui ont marqué nos mémoires et nos consciences », a-t-il déclaré, soulignant que ces attentats ne sont pas de simples événements du passé. « Ce sont des blessures encore vives, des plaies qui ne se refermeront jamais totalement. »
Jérôme Bonet a tenu à saluer la dignité et la résilience des victimes et de leurs proches. « Chaque nom, chaque visage que nous honorons aujourd'hui fait écho à une tragédie particulière, mais surtout à une force, un courage, une résilience qui force l'admiration. » Avant d'adresser un message sans équivoque : « La République ne les abandonnera jamais. L'État est à leurs côtés de manière indéfectible pour accompagner, pour soutenir, pour protéger. »
Le préfet a également rappelé la triple responsabilité de l'État face au terrorisme : celle de la justice, pour que les bourreaux soient poursuivis et condamnés sans que l'impunité ne soit jamais tolérée ; celle de la protection, assurée chaque jour par les forces de sécurité, les services de renseignement et les magistrats ; et celle de la transmission, en enseignant aux générations futures les valeurs de la République et le rejet du fanatisme.
En clonclusion Jérôme Bonet envoie un message de solidarité nationale. « Nous luttons pour que jamais le souvenir de nos disparus ne s'efface, pour que la vie triomphe toujours sur la violence. La nation ne vous oubliera jamais, la République se tient à vos côtés. »
Plusieurs compositions florales ont ensuite été déposées au centre du monument.