Publié il y a 1 h - Mise à jour le 19.03.2026 - Sacha Virga - 3 min  - vu 68 fois

NÎMES La journée du ferroviaire a permis d'anticiper le futur

Journée ferroviaire Nîmes

Une journée consacrée au ferroviaire

- Sacha Virga

Le palais des congrès H2 a accueilli ce mardi, tables rondes, conférences et témoignages autour du réseau ferroviaire. Un rendez-vous dans l'intérêt des Gardois, dont le choix du train bondit d'années en années.

Cette journée du ferroviaire devient une habitude à Nîmes. Ce mardi dès 9h et ce jusqu'à la fin de la journée, différents acteurs se sont rassemblés pour évoquer le passé, le présent et le futur du train, un moyen de locomotion très prisé dans le département du Gard, et qui représente le budget le plus important de la région Occitanie. Sur 3,5 milliards d'euros de budget, la part dédiée aux mobilités s'élève à 1 milliard. Avec la fréquentation la plus importante à l'échelle nationale, l'attractivité du train dans la région est indéniable, du fait de tarifs attractifs (train à un euro tous les premiers week-ends du mois ou encore les offres Fairtiq).

"La mobilité, c'est le droit de ne pas être assigné à résidence et c'est un point de repère pour nous. Cela permet de relier les hommes et les femmes et créer du lien pour faire société ensemble", assure Jean-Luc Gibelin, vice-président de la région Occitanie délégué aux mobilités. Et si dans le pays, le lieu historique du ferroviaire était représenté par la région Hauts-de-France, la dimension industrielle se développe aussi chez nous. "Nous avons demandé à la CCI régionale de créer une école du ferroviaire et des mobilités d'Occitanie", dévoile l'élu.

Depuis presque sept ans, Gilles Rakoczy est le directeur général d'Oc'Via. Il s'agit d'un gestionnaire d'infrastructures. "On gère le contournement ferroviaire de Nîmes-Montpellier, construit entre 2012 et 2017, puis mis en service en 2018". C'est une ligne ferroviaire technique puisqu'on a à la fois du train fret qui circule et des TGV sur environ 80 km et ça double la ligne historique classique qui passe par les centres-villes de Montpellier et Nîmes". Une ligne qui a été construite à l'aide d'un partenariat public/privé. La société Oc'Via a mobilisé les deux types de financement et réalisera l'entretien et le maintien de la ligne pendant encore une vingtaine d'années.

Leurs missions quotidiennes consistent à bien faire circuler les trains, dans des conditions optimales et en toute sécurité. "Pour cela, il faut que tous les métiers du ferroviaire soient appliqués, de la conception du train à la réalisation de la ligne, et bien sûr l'entretien et la maintenance", détaille Gilles Rakoczy. Président du Club Grande Vitesse Ferroviaire, Augustin Burgarella était également présent. Son club d'environ 150 personnes compte 25 ans d'existence. "Ce qui est important, c'est d'arriver à fédérer autour de la filière industrielle dans toute sa dimension ferroviaire", explique-t-il.

Et plus que jamais, l'heure est à la recherche d'attractivité supplémentaire pour le secteur, afin de réaliser les projets de demain. En Occitanie, deux grands projets sont à l'étude. Tout d'abord, il y a la nouvelle ligne du sud-ouest qui relie le secteur Dax-Bordeaux à Toulouse. Mais également la ligne nouvelle entre Montpellier et Perpignan. Sans oublier bien sûr la prochaine arrivée du TGV-M, des trains à batterie qui permettront de rendre les trajets encore plus verts.

Trois questions au directeur général d'Oc'Via

Gilles Rakoczy, directeur général d'Oc'Via
Gilles Rakoczy, directeur général d'Oc'Via • Sacha Virga

Objectif Gard : Quels sont les enjeux pour le département du Gard concernant le ferroviaire ?

Gilles Rakoczy : Il faut promouvoir la mobilité ferroviaire dans le cadre de la transition écologique que l'on connait bien, puisque c'est un mode de transport vertueux. Il faut aussi expliquer que les transports du quotidien peuvent se faire également en train pour les travailleurs. Et pour cela, la création et la mise en service de la ligne de contournement ferroviaire de Nîmes-Montpellier ont permis de dégager beaucoup de sillons sur les lignes historiques, afin d'envoyer des TER et d'intégrer une grande partie du transport de fret et des voyageurs TGV.

Quelles relations entretenez-vous avec la présidente de la région Occitanie Carole Delga ?

Notre partenaire principal, c'est la SNCF, mais on essaye de travailler aussi avec la Région, de la manière la plus qualitative possible. Par exemple sur la formation concernant le ferroviaire parce qu'on va avoir besoin d'hommes et de femmes pour répondre aux enjeux de demain.

Aujourd'hui, comment le train peut se différencier de l'avion, certes moins cher mais plus polluant ?

Il y a quand même des qualités que le train a par rapport à l'avion. Par exemple travailler, ce qu'on ne peut pas faire forcément tout le temps dans un avion. En prenant le train, on peut aussi arriver bien moins de temps en avance, avec l'avion il faut anticiper. En fait on se rend compte que pour aller à Paris, par exemple, c'est plus rapide si on calcule le temps complet que ça nous prend. Prendre le train, c'est également plus écologique, et il y a plus de trajets disponibles et de régularité. C'est très important de savoir à quelle heure on arrive et à quelle heure on part, par exemple pour répondre à des engagements professionnels et personnels.

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