Culture
Publié il y a 2 mois - Mise à jour le 26.11.2022 - Corentin Migoule - 3 min  - vu 11527 fois

ALÈS Une nouvelle friperie aux allures de galerie d'art vient d'éclore en centre-ville

Dorian Me da igual

Dorian préside l'association Me da igual qui a donné son nom à la friperie alésienne. (photo Corentin Migoule)

Elle est ouverte depuis quelques jours près de l'office de tourisme, au 41 rue Soubeyranne, à Alès. "Me da igual", nouvelle friperie imaginée par un jeune alésien, prend aussi des allures de galerie d'art en exposant quelques œuvres d'artistes locaux.

Après des mois de bons et loyaux services en tant que serveur du restaurant alésien Le comptoir des halles, Dorian, jeune trentenaire, a raccroché pour se lancer dans un projet qui lui ressemble. Mi-novembre, il a donné naissance à une friperie associative aux allures de galerie d'art établie à un jet de pierre de l'office de tourisme d'Alès, baptisée "Me da igual".

Me da igual, l'équivalent de "ça m'est égal" en français, "c'est une expression qu'on utilise un peu à toutes les sauces en Espagne lorsqu'on parle de quelque chose qui n'est pas très grave", justifie celui qui a vécu huit ans en Espagne, dont six à Barcelone. Revenu au pays, l'Alésien a puisé dans cet exil ibérique l'inspiration nécessaire à cette nouvelle entreprise. 

Dorian Me da igual
Dorian préside l'association Me da igual qui a donné son nom à la friperie alésienne. (photo Corentin Migoule)

"C'est le style de boutique qu'on trouve beaucoup là-bas", confesse le trentenaire qui vivait à "El born", un quartier tendance caractérisé par ses rues médiévales étroites bordées de boutiques de créateurs. Et d'étayer : "Dans ce quartier, tu as des endroits où tu peux acheter des vêtements de seconde main, lire des livres, écouter des vinyles et regarder des expositions."

Tout ce qu'il est possible de faire chez "Me da igual", un ancien local commercial que Dorian a retapé lui-même intégralement en le mettant à son image. En plus d'une étagère dédiée aux vêtements masculins, la friperie abrite un portant consacré au prêt-à-porter féminin. Autant de pièces offertes par des amis, dont Vincent Beghdad, son ancien patron du Comptoir des halles, la gérante de la boutique Pas à Pas, le patron du snack la Grignote, et Nathalie Dorcival, fondatrice de La grange de Nathalie.

"Ça aurait pu s'appeler 'Le vestiaire de Nathalie'"

"Plus de la moitié des vêtements pour femmes de la friperie viennent d'elle. Ça aurait pu s'appeler 'Le vestiaire de Nathalie'", se marre Dorian. Des pantalons, des hauts, des robes, des blazers, mais surtout des petits prix. "Ça commence à partir de 5 euros", précise celui qui est aussi président de l'association éponyme "Me da igual". Naturellement, les prix s'envolent lorsqu'il s'agit de vêtements de marques (Hugo Boss, Armani, Moschino, Dsquared2, Diesel), neufs ou très peu portés, lesquels restent toutefois bon marché.

Près des jeans pour hommes, trône une sélection élargie de vinyles - amenée à être alimentée - que l'on peut écouter sur place. Au niveau de la caisse, les bracelets de Claudy Deco, une créatrice basée à Rousson, sont aussi en vente, tandis que les œuvres de l'Alésienne Solène Seguin exposées jusqu'au 15 décembre (lire ci-dessous) colorent ce local d'une vingtaine de mètres carrés très fourni.

vinyles
Chez Me da igual, les vinyles côtoient de près les vêtements. (Photo Corentin Migoule)

Les ventes de vêtements contribuent au financement des expositions que le trentenaire entend renouveler à l'envi, répondant ainsi à sa volonté "de rendre l'art accessible à tous". Car c'est avec l'intention "que les gens ne soient pas obligés de rentrer dans la boutique pour apprécier les oeuvres" que ce passionné de photogaphie, lui-même artiste à ses heures perdues, expose une poignée de créations devant l'entrée de la friperie. 

En attendant de constituer "un petit coin" pour les vêtements dédiés aux enfants en pensant à la proximité de l'école privée Notre-Dame, cet ex-responsable de nuit dans un bar à Ibiza savoure sa nouvelle vie. "Ce projet, c'est moi. Tout est sorti de ma tête", résume Dorian. Et de conclure, avec de la suite dans les idées : "Je me dis qu'un petit musée à deux pas de l'office de tourisme, si Alès devient capitale française de la culture, ça peut être intéressant..."

Et aussi...

La friperie "Me da igual" est ouverte du lundi au samedi, de 14h à 19h. La programmation des artistes locaux exposés au sein du local est déjà connue jusqu'au 25 janvier. L'artiste-peintre Solène Seguin exposera jusqu'au 15 décembre, Claudy Deco, dont les créations sont déjà exposées, se fait une place jusqu'au 19 décembre. La peintre Welou offrira une sélection de ses tableaux du 15 décembre au 10 janvier et le photographe Louis.B du 10 janvier au 25 janvier.

Corentin Migoule

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