Les difficultés ne sont plus les mêmes qu'immédiatement après le Covid. Mais un forum reste nécessaire pour permettre aux nombreuses entreprises du secteur hôtellerie-restauration de trouver leur main d'oeuvre. "L'an dernier, on avait reçu douze entreprises. Elles sont vingt-et-une aujourd'hui", détaille Christelle Donnadieu, conseillère entreprise de l'agence Alès-Gardon de France Travail. Signe, aussi, du besoin : le salon en est à sa cinquième édition et existait avant le Covid. Preuve que la difficulté d'accéder à une main d'oeuvre n'est pas arrivé avec la pandémie.
Ce mercredi matin, seuls les deux mois d'été sont affichés par des employeurs issus principalement d'Anduze et de Saint-Jean-du-Gard, restaurants et campings avant tout. "On a déjà fait un événement fin janvier, à Alès, explique Christelle Donnadieu, pour les contrats plus longs, de Pâques à fin octobre, avec le personnel d'entretien ou celui chargé de relancer les lieux. Ce matin, il ne s'agit que du plein été."
Et les besoins sont encore nombreux, la majorité des employeurs affichant quatre postes disponibles, et jusqu'à 15 serveurs nécessaires pour un restaurant rapide bien connu de la place Couverte à Anduze. "Les cuisiniers restent difficiles à trouver pour le secteur, regrette Christelle Donnadieu. Mais pour les commis ou les plongeurs, c'est moins en tension. Après le Covid, le secteur a aussi travaillé à se rendre plus attractif. Globalement, les conditions de travail sont un peu meilleures. Le secteur a notamment fait un effort pour donner deux jours de congé d'affilée à ses employés."
Mais certaines difficultés restent, comme le transport qui peut être compliqué pour accéder à son lieu de travail. "Désormais, les campings proposent souvent des solutions d'hébergement", poursuit Christelle Donnadieu. Et puis, dans l'agglomération, il y a le dispositif Mobil' Job, plate-forme de mobilité électrique, avec la Maison de l'Emploi d'Alès.
Une association basée à l'Atome qui propose "un diagnostic, une aide au crédit, de la location de véhicules électriques et une initiation au permis, détaille Roxane Castanet, référente mobilité de la Maison de l'emploi. Nos voitures ont une autonomie de 80 km et sont géolocalisées, de façon à ce qu'elles ne servent qu'au trajet domicile-travail". Pour bénéficier du service, sur les territoires d'Alès Agglo et de Cèze Cévennes, il ne faut pas être imposable. "Et que le projet professionnel soit très concret." Au bout d'un peu plus d'une heure, plus d'une centaine de candidats était déjà venue se renseigner à l'espace Pélico.