Publié il y a 1 h - Mise à jour le 01.04.2026 - François Desmeures - 2 min  - vu 103 fois

SAUVE "Chai nous", nouvelle offre gastronomique ambitieuse sur la place Astruc

Loann Daniel et Maxime Adoul, à la tête de Chai Nous, se lancent dans leur première affaire

- François Desmeures

Un coup de coeur pour le lieu, et l'envie de tenter le coup d'un établissement à eux ont poussé Loann et Maxime à reprendre Au Bon Jaja pour le transformer en Chai nous et le faire monter en gamme. Un pari, sur la place Astruc, qui ouvre aujourd'hui même et s'appuie sur une cuisine revue du sol au plafond, que ce soit dans les locaux ou dans l'assiette. 

Loann Daniel et Maxime Adoul, à la tête de Chai Nous, se lancent dans leur première affaire • François Desmeures

Ils ont signé en février. Le temps de refaire la cuisine et les voici fin prêts pour une ouverture en ce 1er avril. Sans mauvaise blague, et portés par une ambition culinaire qui découle de leur formation. Loann Daniel et Maxime Adoul ne cherchaient pourtant pas particulièrement de point de chute. "Au Bon Jaja était en vente, explique Maxime. On s'y est arrêté pour manger, on a eu un coup de coeur pour l'établissement."

Et puis, l'enfant de Sommières s'estime chanceux d'avoir trouvé à Sauve, lui qui n'a, jusqu'ici, "jamais travaillé dans le Gard". Mais a fait ses armes - excusez du peu - avec le triple étoilé de Fontjoncouse, Gilles Goujon, dans son aventure de l'Alter-Native, à Béziers, qui a déjà hérité d'une étoile. Il a également été second à la Table d'Émilie, adresse raffinée de Marseillan. "C'est notre première affaire, mais on a déjà eu des postes à responsabilité", résume Maxime Adoul. 

Loann Daniel a, elle aussi, été formée dans des maisons de renom, comme le Relais de la Poste, dans les Landes, dans un établissement étoilé de Bayonne, avant de s'envoler vers Saint-Barthélémy, pour revenir à Megève. Et, finalement, rencontrer Maxime au cours de ses neuf mois passés à la Table d'Émilie. "Je serai en salle, et Maxime en cuisine", indique Loann. 

Dans l'un des coins de la pkace Astruc, à Sauve • François Desmeures

"On va garder l'esprit bar à vin, poursuit Loann Daniel, en développant d'autres régions comme la Loire, le Jura, la Champagne. On garde l'esprit 'nature' mais on fait aussi rentrer du Saint-Joseph, du Nuits-Saint-Georges ou du Petit Chablis, des bouteilles plus conventionnelles et prestigieuses." Côté cuisine, adieu les tapas et petits plats d'Au Bon Jaja. Place à une "cuisine soignée, dans la continuité de ce que j'ai appris, détaille Maxime Adoul. Avec de beaux produits locaux, de saison." Deux maraîchers, de Sauve et Durfort, sont déjà fournisseurs du nouveau restaurant, qui vise clairement le haut de l'offre sauvaine. 

De l'élégance dans les assiettes qui porte le menu affaire du midi à 30 €. Le soir, en trois ou cinq temps, la proposition monte à 55 € ou 65 €. Pour les fêtes du calendrier, un menu unique sera proposé. Avec du poisson de la criée du Grau-du-Roi, du boeuf de Quissac, ou du gibier, dont Maxime s'est fait une spécialité avec un plat signature de lièvre à la royale qu'il promet de faire découvrir. Une vingtaine de couverts en hiver, plus en été avec la terrasse. Mais l'objectf n'est pas de couvrir l'espace de table, "pour que ça demeure qualitatif", précise Maxime Adoul. 

Alors, si la sortie à Sauve ne prédestinait pas forcément à l'achat d'une affaire, Maxime Adoul ne regrette rien pour l'instant. "Si on se demande tout le temps, ce n'est jamais le bon moment. Je suis content de le faire, je ne pourrai pas me reprocher de ne pas l'avoir fait ensuite." Et, le faire avec autant d'ambition culinaire, mérite forcément des voeux de réussite. 

La proposition du restaurant Chai Nous est à retrouver ici

Derniers préparatifs avant ouverture • François Desmeures

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