Publié il y a 1 an - Mise à jour le 08.03.2023 - Corentin Migoule - 2 min  - vu 571 fois

MONS La commune pionnière de l'autoconsommation collective

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Après avoir été rénovés, les ateliers municipaux seront équipés de panneaux photovoltaïques. 

- Mairie de Mons

Dans le courant du mois de mars, la commune de Mons, à l'est d'Alès, concrétisera l'un des premiers projets d'autoconsommation collective en équipant trois bâtiments communaux de centrales photovoltaïques. 

"La commande a été passée il y a plus d'un an et le chantier pourrait déjà être livré", peste Gérard Banquet. Le maire de Mons fait partie de ces élus qui en ont ras la casquette de composer avec les lourdeurs administratives qui ralentissent l'avancée de leurs projets. Mais malgré un nouveau petit retard lié à des difficultés d'approvisionnement de matériel, l'installation de trois centrales photovoltaïques devrait débuter avant la fin du mois.

Elle sera assurée par l'entreprise julirosienne K-Helios, qui compte quelques jolies réalisations à son actif, comme l'installation de plus de 300 panneaux photovoltaïques sur le toit du nouveau bâtiment du département du Gard. "On commencera d'abord par la salle polyvalente, puis les entrepôts municipaux qui sont en cours de rénovation, et on finira par le foyer", annonce l'édile monsois. 

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Après avoir été rénovés, les ateliers municipaux seront équipés de panneaux photovoltaïques.  • Mairie de Mons

Trois bâtiments jugés les plus propices à l'accueil des panneaux, lesquels produiront de l'énergie solaire répartie sur les onze bâtiments publics de la commune, de l’école au stade, en passant par la mairie, les salles associatives et l’église. "On est parmi les premiers à se lancer dans l'autoconsommation collective, mais d'autres prennent déjà notre roue", se réjouit Gérard Banquet. 

Ces installations d’une puissance totale de 81 kilowatts-crête (kWc) devraient générer des économies non-négligeables en période de crise énergétique. Coût total de l'opération : 115 000 €, sans la moindre subvention malgré le caractère vertueux de la démarche. "Je pense que ça sera opérationnel en fin d'année", prévient le maire de Mons. En dehors des périodes de production solaire, la nuit et les jours sans soleil, c’est le réseau public de distribution d’électricité Enedis qui assurera l'intérim.

La chasse aux économies 

Mais à Mons, le déploiement de ces centrales photovoltaïques n'est pas un acte isolé en matière d'environnement. "Depuis que je suis maire, je fais tout pour faire baisser les frais de fonctionnement. Faire des économies sur le fonctionnement, ça permet de faire de l'investissement", résume l'édile, qui vante par ailleurs l'éclairage LED intégral dont jouit la commune.

Et ce dernier d'ajouter : "Aux prochaines vacances, on va mettre en place des VMC double flux au groupe scolaire. Il s'agira d'un groupe de ventilation qui va renouveler l'air tel qu'on nous le demandait pendant le Covid. L'été, en cas de forte canicule, on pourra faire de la ventilation nocturne, ce qui offre une relative fraîcheur à moindre coût."

Contrairement aux panneaux photovoltaïques, l'économie potentielle générée par cette installation a bien été chiffrée : 58 000 kWc, soit 13 000 € par an, pour un investissement de 122 000 €, montant subventionné à 80 % par l'État. À Mons, comme dans de nombreuses communes de l'Agglo, se creuser la tête pour économiser les deniers municipaux est devenu un sport national.

Les autres projets en cours :

En 2023, la municipalité de Mons devrait procéder à la mise en sécurité de la traversée du village, à l'inauguration du nouveau terrain multisports en avril, ainsi qu'au déploiement de la vidéoprotection, via un réseau d'une dizaine de caméras couvrant les principaux axes de la commune, son entrée et sa sortie, les abords de la mairie et de l'école notamment. 

Corentin Migoule

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