Publié il y a 1 h - Mise à jour le 23.05.2026 - Anthony Maurin - 3 min  - vu 81 fois

NÎMES EN FERIA Clovis triomphe et remporte la Cape d’Or avec panache et brio

Novillada de la Cape d'Or de la peña Antonio Ordoñez de Talavante pour Emiliano Osornio, Victor et Clovis (Photo Anthony Maurin)

Sortie en triomphe de Clovis (Photo Anthony Maurin)

Novillada de la Cape d’Or de la peña Antonio Ordoñez avec des novillos de Talavante pour Emiliano Osornio (salut et vuelta), Victor (oreille et salut) et Clovis (salut et deux oreilles) qui débute dans la catégorie. Le sixième novillo fut honoré d’une vuelta à titre posthume.

Novillada de la Cape d'Or de la peña Antonio Ordoñez de Talavante pour Emiliano Osornio, Victor et Clovis (Photo Anthony Maurin)
Sortie en triomphe de Clovis (Photo Anthony Maurin)

Pour ce cartel flamboyant composé d’un Mexicain et de deux locaux, les tendidos attendaient les valeurs nécessaires à la réussite au sein de la catégorie. Mais, pour départager les toreros, il faut des novillos de choix.

Novillada de la Cape d'Or de la peña Antonio Ordoñez de Talavante pour Emiliano Osornio, Victor et Clovis (Photo Anthony Maurin)
Contento, le sixième de Talavante (Photo Anthony Maurin)

Ceux du matador de toros Talavante reviennent à Nîmes moins d’un an après s’y être présentés. D’origine Nuñez del Cuvillo, ils ont connu une temporada d’exception avec six lots, 29 novillos lidiés et dix oreilles coupées. Le lot du jour fut largement à la hauteur de l’événement avec une prime pour le dernier, fabuleux petit toro, brave, qui transmettait et qui permettait le triomphe tout en vendant chèrement son cuir. Une belle course de Talavante que les jeunes ont su gérer, enhorabuena !

Novillada de la Cape d'Or de la peña Antonio Ordoñez de Talavante pour Emiliano Osornio, Victor et Clovis (Photo Anthony Maurin)
Emiliano Osornio (Photo Anthony Maurin)

On ne connaît que peu de choses sur Emiliano Osornio. Le Mexicain a déjà toréé à Madrid et est accompagné par un certain Curro Vazquez. C’est un fait et ça sent bon. La gestuelle aboutie, l’œil du torero, Osornio est déjà dans la cour des grands, mais il aura droit au sorteo le moins avantageux. Son premier, le plus lourd, était quelque peu brutal à la muleta après une belle entame sous la percale sud-américain. Salut.

Novillada de la Cape d'Or de la peña Antonio Ordoñez de Talavante pour Emiliano Osornio, Victor et Clovis (Photo Anthony Maurin)
 Emiliano Osornio (Photo Anthony Maurin)

13 novilladas, 13 oreilles et une queue coupée, voilà le bilan comptable de la temporada 2025 du Mexicain de 23 ans. Avec son second de Talavante, le public lui demandera de faire la vuelta, se rappelant peut-être un peu tardivement que le torero est déjà un grand et qu’il l’a prouvé en quelques passes ! Un toreo léché, fignolé dans les moindres détails, une tauromachie simple et magique qui embarque une petite partie des tendidos seulement. Quelques applaudissements, encore moins de mouchoirs agités. Dommage. Vuelta tout de même.

Novillada de la Cape d'Or de la peña Antonio Ordoñez de Talavante pour Emiliano Osornio, Victor et Clovis (Photo Anthony Maurin)
Victor (Photo Anthony Maurin)

Victor est à la maison. Il est né ici et a triomphé ici aussi. À deux reprises l’année dernière, il a ouvert la Porte des Consuls. À 19 ans et avec un toreo vertical et profond, Victor fait toujours son effet. Il coupera une oreille à l’issue de son premier duel face à un excellent novillo, idéal dans la muleta. Victor fait l’essentiel de ce qu’il faut pour couper mais la lidia était un peu juste pour espérer plus qu’un pavillon. Comme toujours, il a su montrer et démontrer son courage en essayant de terminer dans les cornes. Oreille.

Novillada de la Cape d'Or de la peña Antonio Ordoñez de Talavante pour Emiliano Osornio, Victor et Clovis (Photo Anthony Maurin)
Victor (Photo Anthony Maurin)

Deuxième novillo pour celui qui a toréé sept novilladas et coupé 11 oreilles en 2025. Le Saintois saluera après quelques timides applaudissements. Pourtant, il avait vu et compris le novillo dès le début, un bravito qui allait permettre au piéton de s’exprimer. Sauf que… Tout s’effondre en début de faena avec un cornu qui s’évapore dans la chaleur nîmoise. Victor ne démérite pas mais sans transmission, pas facile d’avancer. Salut.

Novillada de la Cape d'Or de la peña Antonio Ordoñez de Talavante pour Emiliano Osornio, Victor et Clovis (Photo Anthony Maurin)
Clovis (Photo Anthony Maurin)

Que dire de Clovis ? 18 ans, Nîmois, plein d’avenir. Il se présente de novillero sur son sable et, par la même occasion, entre dans une catégorie décisive. Ou le contraire ! Quoi qu’il en soit, Clovis sait que ce matin, il joue gros, mais l’enjeu ne lui fait jamais peur. Le novillero ne tremble pas jusqu’à l’épée et au descabello où il perd les papiers et les pieds ne parvenant pas à trouver la force pour finir le travail engagé. On l’a vu un peu et par moments sur le reculoir mais il n’a jamais tremblé. Après un début de combat intense, une faena intéressante, c’est à la mort que Clovis a perdu le trophée. En tout cas, il n’a pas à rougir de cette première expérience et il sait que les étagères sont aussi là pour lui et ne lui en tiennent évidemment pas rigueur. Salut.

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Clovis (Photo Anthony Maurin)

Dernier à fouler le sable de la piste ce matin, Clovis doit se rappeler quelques souvenirs accumulés ici. Tout à l’heure, on parlait de transmission avec le novillo de Victor. Celui de Clovis, l’ultime de la course, était tout simplement un novillo d’indulto et le jeune ne l’a pas laissé filer ! Clovis s’est arrimé, comme un beau diable et a tiré la queue à son destin. Partout, dans tous les terrains choisis, il s’est montré pertinent, du capote à l’épée, des banderilles à la muleta. Une intensité folle, un véritable duel, des saveurs quasi oubliées en novillada ces dernières années. Le novillo, sublime et exigeant, le novillero sérieux et compétent. Tous les deux au niveau d’une arène de première, un régal pour les yeux et la chair de poule jamais loin. Un mouchoir bleu pour la vuelta du toro et deux mouchoirs blancs pour Clovis qui remporte, évidemment, la Cape d’Or de la peña Antonio Ordoñez !

Novillada de la Cape d'Or de la peña Antonio Ordoñez de Talavante pour Emiliano Osornio, Victor et Clovis (Photo Anthony Maurin)
La Cape d'Or de la peña Antonio Ordoñez est allée à Clovis (Photo Anthony Maurin)

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