Publié il y a 1 mois - Mise à jour le 14.04.2024 - Anthony Maurin - 3 min  - vu 204 fois

GARD En communauté au château d’Assas avec Elsa Beaumont

Le Château d'Assas au Vigan (Photo Wikicommons).

Le Château d'Assas au Vigan (Photo Wikicommons).

- Le Château d'Assas au Vigan (Photo Wikicommons).

Le Conseil départemental du Gard présente l’exposition « En communauté » d’Elsa Beaumont, photographe, au château d’Assas du 29 avril au 14 juin 2024. Vernissage prévu le vendredi 26 avril 2024 à 18h.

Le Château d'Assas au Vigan (Photo Wikicommons).
Le Château d'Assas au Vigan (Photo Wikicommons). • Le Château d'Assas au Vigan (Photo Wikicommons).

Tout au long de l’année, le Conseil départemental invite les Gardoises et les Gardois à investir sites et édifices et à découvrir ou à redécouvrir leur héritage commun. En ce sens, elle propose un programme riche et varié dans les sites départementaux tels qu’au château d’Assas, aux Archives départementales du Gard, dans ses 3 musées ou encore au Pont du Gard. En donnant la parole à des artistes comme Elsa Beaumont qui expose ses photographies au château d’Assas à partir du 29 avril 2024, la collectivité produit une exposition d’art contemporain qui permet à cette artiste d’exprimer toute sa sensibilité ouverte sur le monde.

Pour son exposition personnelle au château d’Assas, « En communauté », le parti-pris d’Elsa Beaumont joue de la frontière entre photographie d’art et reportage photographique. Elle nous laisse en lisière d’une microsociété aux règles strictes et acceptées qui permettent une vie communautaire tout en ménageant l’individu. En tant que photographe elle explore un domaine documentaire et social.

Elsa Beaumont (Photo coll EB)
Elsa Beaumont (Photo coll EB)

C’est la question de la reconstruction qu’Elsa Beaumont a en tête et avec laquelle elle nous interroge : et si nous-mêmes étions ces pensionnaires au long cours de la Maison de Dieu (ou domaine de la Celle, commune de Roquedur : établissement à vocation caritatif qui offre un logis à de nombreux résidents depuis 1985 dans cette commune, NDLR) ou ces migrants venus d’Afrique qui cherchent un toit ? « Je cherche ainsi les signes d’une ouverture, d’un accord tacite dans un environnement complexe et fragile. Les photographies ne font que suggérer laissant au spectateur sa part de liberté à imaginer et questionner son propre regard », avoue l’artiste.

Sensible et respectueuse, la photographe ménage une sorte de no man’s land dans son champ d’observation où portraits, scènes d’intérieurs et paysages se succèdent tour à tour comme dans un récit qui délaisserait parfois l’action, offrant à chaque fois une marge au lieu de se resserrer sur l’objet.

Témoin de notre temps, son expression offre une pluralité là où, autrefois, c’est l’unité que l’on prônait. Elsa Beaumont porte la singularité de son regard dans le domaine de la danse et de la chorégraphie contemporaine, de l’écrit et de la représentation photographique. Diplômée de l’école des beaux-arts de Montpellier, elle l’est également de l’école nationale supérieure de la photographie d’Arles.

Ses projets de longue durée visent à mettre en lumière, par des portraits en couleur, les personnes exclues et marginalisées de notre société. Assemblant perspectives sociales et artistiques, ses représentations ont pour but de briser les stéréotypes et de vaincre nos préjugés.

Elle cherche à rendre visible, en établissant un lien particulier avec son prochain, en recréant visuellement toute la complexité et la lumière.

Ces photographies sont autant de preuves tangibles de l’existence, de la force et des ressources intrinsèques de chaque personne rencontrée. Elles cherchent à saisir des êtres en suspension, entiers, malgré les vicissitudes de la vie. La présence de la nature environnante, débordante et indomptable dialogue avec les corps, l’un nourrit l’autre.

On est à la lisière, dans un espace entre deux, entre le clair et l’obscur, renforcé par la présence imposante et parfois obscure de la maison où entrent des rais de lumière, révélant certains détails, certaines zones, tels des éléments témoins d’une intimité retrouvée dans un espace de vie partagé. Il est impossible de tout voir, comme il est impossible de tout révéler de ces personnes bien souvent réfractaires à la photographie.

Exposition ouverte au public du 29 avril au 14 juin 2024. Entrée libre, du lundi au vendredi de 10h30 - 12h / 14h - 17h et fermetures les 1er, 8, 9, 10 et 20 mai 2024. Conseil départemental du Gard - château d’Assas - Pôle culturel 11 rue des Barris - Le Vigan – 04 99 64 26 62.

Anthony Maurin

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