« Monsieur le maire » ou « Madame le maire » pour toujours. Ce jeudi, le préfet du Gard a reçu, sous les dorures de la préfecture, une flopée d’anciens élus. Des édiles qui ont reçu le diplôme de « maire honoraire ». Cette distinction est rendue possible par la loi, qui instaure l’honorariat pour les maires et leurs adjoints. Pour décrocher ce diplôme, l’édile doit remplir quelques conditions : la demande doit émaner de lui-même ou de l’un de ses proches. Il ne doit plus exercer la fonction élective pour laquelle le titre est sollicité. Enfin, il doit présenter un casier judiciaire ne comportant aucune condamnation ayant entraîné une inéligibilité.
« On leur demande l’impossible »
« À l’heure du bilan, on peut mesurer ce que l’on a fait ou, en fonction des tempéraments, ce que l’on aurait voulu faire… », déclare Jérôme Bonnet, pour qui, finalement, « la fonction de maire, comme celle de préfet, est l’école de la frustration ». Dans son discours, le représentant de l’État se souvient de quelques anecdotes. À l’ancien maire de Gallargues, Freddy Cerda, il rappelle « leur passion commune pour le meilleur club de rugby de l’histoire » (Toulon, Ndlr). À Gilles Dumas, ex-maire de Fourques : « J’ai pu mesurer, lors de certains épisodes, votre connaissance parfaite des cours d’eau… Il suffit d’aborder ce sujet avec vous pour déclencher une alerte au débordement de récits. Cette culture du risque est un gage de sécurité pour nos concitoyens. »
Le Gard est aussi un département marqué par les fêtes votives : « Dans ce département, si turbulent parfois, vous avez été des vecteurs d’ouverture et de culture, mais aussi de fête gardoise… 1 000 jours chaque année… Des événements indispensables à la cohésion sociale et qui, parfois, nous ont fait serrer… les dents ! » Enfin, Jérome Bonnet a rappelé : « Que vous soyez remonté contre l’État ou non, le respect et la considération ont toujours régi nos échanges. Le préfet et le maire forment un couple ancré dans le territoire, indissociable face aux difficultés du territoire. »