Jeudi dernier, le 5 février, une affaire d’escroquerie à la garantie décennale était présentée devant le tribunal correctionnel de Nîmes en formation collégiale. Entrepreneur dans le secteur des piscines, le prévenu s’est joué de ses clients. Deux d’entre eux, présents à l’audience, l'auraient embauché pour des travaux liés à des projets de piscines, en 2021 et en 2023. Malheureusement, le prévenu étant en difficulté financière, il n’était plus couvert par la garantie décennale.
Pourtant, pour rassurer ses clients, il a bien fourni un document attestant l’existence d’une garantie décennale. Document qui s’est avéré faux. Et ce qui devait arriver arriva... « On a eu des problèmes avec la piscine et on a voulu faire valoir nos droits, mais on n’a pas pu », explique l’une des victimes. Son préjudice s’élève donc à plus de 9 000 €. La seconde victime, également présente à l’audience, soutient que des travaux de démolition ont dû être effectués pour remettre en état son terrain, après le passage du prévenu. Des travaux chiffrés à près de 18 500 €. La victime, lésée financièrement, n’a pas pu refaire sa piscine avant 2025.
Le ministère public, représenté par Philip Ughetto-Porteglio a requis 6 mois d’emprisonnement avec sursis à l’encontre du prévenu. Suite au délibéré du tribunal, présidé par Jérôme Reynes, l’homme a été déclaré coupable des faits lui étant reprochés. Il a été condamné à 8 mois d’emprisonnement avec sursis et à la réparation du préjudice causé aux deux victimes. Il devra donc leur indemniser intégralement leur préjudice. Absent à l’audience, il peut toujours faire opposition à la décision. De quoi repousser encore le délai d’indemnisation. « Je ne suis pas déçu, je ne m’attendais à rien », souffle l’une des victimes.