Publié il y a 1 h - Mise à jour le 05.02.2026 - Rose Macauley - 2 min  - vu 71 fois

AU PALAIS Sextorsion : « Je pensais que j’avais besoin de ça pour m’évader »

Le prévenu a été jugé par le tribunal correctionnel de Nîmes en formation collégiale.

Le prévenu du jour extorque des images sexuelles de très jeunes filles et détient des images pédopornographiques, mais soutient ne pas être attiré sexuellement par les enfants...

C’est de nouveau une affaire sordide qui a été jugée ce mardi 3 février par le tribunal correctionnel de Nîmes. Dès sa présentation devant la barre, le prévenu a demandé le huis clos, ayant trop honte des faits lui étant reprochés. Et pour cause, il se serait rendu coupable de sextorsion. Il est poursuivi devant le tribunal correctionnel pour détournement de mineur, consultation d’images pédopornographiques et menace de diffusion des images pornographiques collectées. L’affaire a pu démarrer grâce au signalement de l’NCMEC, une organisation non-gouvernementale américaine, spécialisée dans la protection de l’enfance.

Le jeune homme, mettant en confiance des très jeunes filles par le biais des réseaux sociaux, finit par leur demander des photos et des vidéos d’elles dénudées. Une fois ces images envoyées, le piège se referme sur ces très jeunes filles, certaines étant âgées de moins de 15 ans. L’engrenage est lancé. Avide de domination sur ces fillettes, l’homme de 19 ans à l’époque a continué de demander des images de plus en plus dégradantes et mettant en scène des pratiques sexuelles, plus étranges les unes que les autres. « Je pensais que j’avais besoin de ça pour m’évader », se désole le prévenu.

« C’était un jeu »

« Ça a commencé au lycée, on se montrait des photos de filles, c’était un jeu au début », explique le prévenu, interrogé sur l’origine de ses pulsions. Pourtant, le prétendu jeu ne s’est pas limité à des bêtises de lycéen. « Combien de réseaux pédophiles ont commencé comme ça ? », s’interroge Stéphane Bertrand, procureur de la République. Une fois déscolarisé, il a poursuivi ses agissements, et cette fois, avec des très jeunes mineures. « C’est immonde de faire ça, je n'étais pas bien mentalement », lance le prévenu interrogé sur des images retrouvées dans ses appareils numériques. « On voit des enfants en train de faire des fellations », décrit Jérôme Reynes, le président à l’audience. Pour se justifier, l’homme explique qu’il devait télécharger la vidéo pour pouvoir la voir. Une version qui ne convainc ni le tribunal, ni le ministère public. « Je ne suis pas attiré par les mineurs », s’écrie le prévenu.

Disposant d’un casier judiciaire vierge, le jeune homme a été déclaré coupable et condamné à deux années d’emprisonnement assorties d’un sursis probatoire avec obligation de soin et de travail. Lui est interdit d’exercer une activité professionnelle ou bénévole en lien avec des enfants. Il est également inscrit au Fichier des délinquants sexuels (Figes).

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