À la demande du garde des Sceaux, le parquet général près la cour d'appel de Nîmes s'est engagé depuis le mois de juin dans une vaste opération de recensement et de traitement prioritaire des infractions sexuelles commises sur des mineurs.
Dans un premier temps, 1 497 procédures ayant déjà transité par les six parquets du ressort ont été identifiées et réexaminées. Le procureur général a ensuite décidé d'aller plus loin en demandant également le recensement des dossiers encore en cours au sein des forces de sécurité intérieure, avant même leur transmission aux parquets.
Au 1ᵉʳ juillet, ce travail avait permis d'identifier un total de 3 972 procédures dans le ressort de la cour d'appel de Nîmes. Les magistrats ont poursuivi leurs vérifications en examinant également près des deux tiers des dossiers encore détenus par les services d'enquête.
Cette mobilisation produit déjà des résultats concrets. Au 16 juillet, 176 personnes ont été placées en garde à vue, 45 informations judiciaires ont été ouvertes et 14 mis en cause ont été placés en détention provisoire.
Dans son communiqué, le procureur général salue « l'engagement professionnel remarquable » des procureurs de la République des six tribunaux judiciaires du ressort, de leurs équipes, des magistrats, des enquêteurs et de l'ensemble des services mobilisés.
Cette opération exceptionnelle doit se poursuivre dans les prochaines semaines afin d'accélérer le traitement de ces affaires particulièrement sensibles et de renforcer la lutte contre les violences sexuelles commises sur les mineurs.