Une maman et sa fille, âgée de 16 ans, poussent la porte d'une caserne de gendarmerie de petite camargue en mars 2023. L'adolescente dénonce des abus sexuels dont elle a été victime la veille de la part d'un homme. Une soirée entre salariée d'une enseigne rapide, puis le vingtenaire qui fait vivre une nuit d'enfer et "des cauchemars répétés" toute la nuit à sa "proie". La jeune victime pleure et supplie mais l'homme alcoolisé ne s'arrête pas. Il se masturbe sur elle et l'oblige à le masturber. Une adolescente qui ne parvient pas à stopper les dérives pendant plusieurs heures, elle dépose plainte. C'est ce dossier qui est arrivé à la barre du tribunal correctionnel de Nîmes il y a quelques jours.
Le prévenu comparaît libre à l'audience. Il évoque son alcoolisation pour se défendre en indiquant qu'il avait consommé 3/4 d'une bouteille de Rhum et que sa mémoire fait défaut. Il a constesté les faits pendant la procédure et a des propos fluctuants devant les juges. Au tribunal il souligne qu'il s'est bien masturbé mais qu'il pensait qu'il était seul. "Vous êtes en train de revenir sur vos propos, tenus devant les enquêteurs", tranche le président du tribunal. Il finit du bout des lèvres à reconnaître les faits et précise en évoquant la victime : "elle ne ment pas". Des évolutions qui vont le conduire en prison car le prévenu, âgé de 26 ans, écope de 4 ans dont 2 ans de prison ferme. Il est immédiatement incarcéré et il est inscrit d'office au fichier des délinquants sexuels.