À un peu plus de deux mois des élections sénatoriales du 27 septembre, les grandes manœuvres semblent toucher à leur fin dans le Gard. Les états-majors nationaux ont tranché et les candidats peuvent désormais se consacrer à la campagne auprès des quelque 2 000 grands électeurs.
Selon nos informations, la commission nationale d'investiture du Parti socialiste a confirmé, mercredi soir, à l'unanimité, la candidature du sénateur sortant Denis Bouad. Une décision qui doit encore être entérinée en début de semaine prochaine par la direction nationale, mais qui ne fait plus guère de doute. Ce vote met définitivement fin au bras de fer engagé avec Alexandre Pissas. Le maire de Tresques avait pourtant été choisi par les militants gardois, mais la direction nationale avait fait un autre choix depuis plusieurs semaines. « Ils avaient choisi Bouad il y a plus d'un mois, la commission confirme simplement ce choix. Maintenant, il faut battre la campagne auprès des maires. Plus de temps à perdre », glisse un soutien du sénateur.
Bergeri fragilisée ?
Cette décision pourrait également avoir des conséquences sur la candidature dissidente de la conseillère départementale Carole Bergeri. Soutenue par Place publique, la formation de Raphaël Glucksmann, elle pourrait finalement perdre cet appui, selon les informations recueillies par Objectif Gard.
En interne, Raphaël Glucksmann aurait découvert récemment ce soutien local sans l'avoir pleinement validé. Un revirement n'est donc pas exclu. Le leader de Place publique multiplie actuellement les échanges avec le Parti socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2027. Dans ce contexte, il serait politiquement délicat de cautionner, dans plusieurs départements, des candidatures dissidentes face aux candidats officiellement investis par le PS pour les sénatoriales.
Burgoa boucle sa liste
À droite, Laurent Burgoa est, lui aussi, prêt à entrer pleinement en campagne. Le sénateur Les Républicains sera accompagné de Valérie Meunier, élue alésienne proche du maire Christophe Rivenq, en deuxième position. Jonathan Pire, maire UDI de Collias, complète le trio de tête, avec l'objectif de conserver les sièges de la droite au Palais du Luxembourg.
Josserand entre Parlement et campagne
Enfin, au Rassemblement national, Sylvie Josserand mène déjà campagne. Mais mercredi, la députée gardoise ne pouvait être sur tous les fronts. Retenue à l'Assemblée nationale pour le vote sur la proposition de loi relative à la fin de vie, à laquelle les députés RN se sont très majoritairement opposés, elle n'a pu consacrer cette journée aux rencontres avec les maires. Un rappel que les sénatoriales se gagnent d'abord sur le terrain, auprès des grands électeurs. Et qu'à vouloir cumuler les candidatures au fil des scrutins, les obligations parisiennes peuvent parfois peser sur une campagne locale.