La pose de différentes plaques commémoratives relatives au Comité de Nîmes, la reconnaissance des gendarmes ayant refusé d’exécuter des maquisards, la reconnaissance des travailleurs indochinois ayant contribué à l’activité de la gare de triage de Nîmes, dans une démarche de mémoire et de transmission. Le Collectif a également évoqué un projet de lieu de mémoire sur la route de Nîmes à Uzès consacré aux milliers de personnes dites « indésirables » internées au camp Saint-Nicolas, en lien avec un travail partenarial engagé avec la Fondation du Camp des Milles.
Un autre projet structurant a été présenté : la création d’une Maison des mémoires sous les arches de la gare SNCF de Nîmes. Ce lieu aurait vocation à évoquer, outre la déportation, la résistance et la collaboration des années noires, l'ensemble des questions de mémoire. Pensée comme un espace ouvert et fédérateur, cette Maison des mémoires serait destinée à accueillir l’ensemble des associations du territoire, incluant des dispositifs à vocation pédagogique pour les établissements scolaires, tout en constituant un lieu d’intérêt pour le tourisme culturel et mémoriel.
« On est confiant sur la réalisation de la Maison des mémoires. C'est acté dans le programme de monsieur Bouget et on espère sa réalisation d’ici la fin de ce mandat municipal », explique David Storper, le président du Collectif Histoire et Mémoire. Le Collectif a par ailleurs présenté « un point d’étape sur la statue de Bernard Lazare et a évoqué avec l’élu les questions financières restant en suspens, héritées de la précédente municipalité ».