Publié il y a 1 an - Mise à jour le 19.03.2023 - La rédaction - 8 min  - vu 2797 fois

ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

C'est dimanche. Il est 12 heures. Place à la coulisse politique gardoise !  

Minute papillon ! Alors que le maire, Jean-Paul Fournier, profite de quelques jours de congés loin de Nîmes, dans la capitale gardoise, ses équipes anticipent le 5 avril. Date fatidique dans l’affaire de la Senim auprès de la Cour de cassation qui rendra son verdict sur l’avenir politique de Franck Proust. Pour la présidence de Nîmes métropole, la succession est déjà en marche. Julien Plantier qui faisait la fine bouche jusque-là est bien décidé à récupérer le fauteuil. D’autant que les bonnes nouvelles s’accumulent. La plupart des prétendants sont désormais écartés. Et celui qui aurait pu s’opposer franchement, le maire de Saint-Gilles, vient de sceller en secret un accord avec lui. Si d’aventure le premier adjoint nîmois devient président de Nîmes métropole, Eddy Valadier ne se présentera pas. Mieux, il devrait même récupérer le poste de premier vice-président. Une négociation en cours qui devrait ravir le maire de Générac qui occupe actuellement la fonction. Mais Frédéric Touzellier devrait toutefois obtenir une compensation pour services rendus pendant trois ans. Au sein du futur conseil communautaire, les équilibres pourraient aussi être bouleversés. La majorité pourrait se confondre avec une partie de l’opposition. Prenons la Nîmoise Valérie Rouverand, référente Renaissance. Elle verrait d’un bon œil l’arrivée de sang neuf à la tête de l’Agglo. Et ne refuserait pas d’inscrire ses trois prochaines années du mandat, dans une majorité de complément. Et plus si affinités… En ce qui concerne les vice-présidences ou encore les syndicats intercommunaux, il pourrait y avoir sacrément du changement selon nos sources. À la direction du cabinet, Julien Plantier pourrait faire appel à un profil extérieur pour mener cette mission à la place de Bernard Baumelou, l’actuel patron du cabinet de l’Agglo, pas tout à fait en odeur de sainteté avec quelques élus de la Ville. Reste que le probable futur homme fort de Nîmes ne souhaite pas s’entourer d’une armada de personnes. Favorable à une équipe restreinte mais dynamique, il pourrait se séparer d’une bonne partie de l’équipe en place. Autre grand changement qui pourrait faire toute la différence : le retour de la mutualisation des services administratifs entre la ville centre et l’Agglo. Impossible à l’époque de la guerre Lachaud-Fournier, refusé par Franck Proust, Julien Plantier mettrait ses pas dans ceux de Jean-Paul Fournier et confierait la machine administrative de Nîmes métropole à Christophe Madalle, le directeur général des services de Nîmes, qui en rêve jour et nuit depuis dix bonnes années. Il restera enfin un challenge surmontable mais indispensable au futur probable patron de l’exécutif intercommunal : travailler sa posture politique. On ne manage pas tout à fait des élus municipaux comme les maires, qui eux, ont la légitimité d’avoir été élu à la tête de leur commune. Julien Plantier devra donc apprendre à ne pas être cassant. Il lui faudra adopter la stratégie du compromis et assurer à chacune des 38 autres communes de l’Agglo, toute la place qu’elles méritent. Reste à savoir si toute cette organisation imaginée par certains verra bien le jour ? Écarté ou pas du jeu politique, Franck Proust aura son mot à dire. Et si la Cour de cassation lui donne raison, il est évident que toutes ces agitations laisseront des traces. Mais est-ce que les grands hommes politiques ne sont pas aussi là pour anticiper le risque ?

Proust au travail. Pendant que certains échafaudent un plan pour le remplacer d’ici le 5 avril, le républicain ne cesse pas ses activités. Bien au contraire. Cette semaine, c’est à Bruxelles qu’il s’est rendu pour défendre les dossiers locaux notamment celui qu’il travaille depuis des mois : le hub européen de la Sécurité civile. En Belgique, il a aussi pu aussi apprécier les échanges avec l'ambassadeur Philippe Leglise-Costa, représentant permanent de la France auprès de l'Union européenne à Bruxelles et la délégation française du Comité européen des régions. L’occasion aussi d’élever les débats à la hauteur de ses compétences. Il est évident que s’il disparaissait du paysage politique dans un mois, ce n’est pas seulement à l’Agglomération nîmoise qu’on le regretterait…

Antoine Roger, le mail qui fait pschitt. Le directeur de cabinet de Jean-Paul Fournier a encore pris la plume pour alerter les élus de la Ville. Rappelant la note déjà adressée il y a quelques mois qui n’avait pas laissé un souvenir impérissable. Et formuler quelques exigences sur le rapport de la majorité municipale avec Objectif Gard. Antoine Roger demande donc désormais que les demandes pour intervenir sur le plateau du Club Objectif Gard soit signalées. Que la présence sur le plateau TV soit liée à la délégation de l’élu et ne soit pas l’occasion d’attaquer des membres de la majorité. Enfin, il rappelle que les documents de travail transmis à Objectif Gard sont confidentiels et ne doivent pas être transmis au journal préféré d’Antoine Roger. Pour ceux qui n’ont pas tout saisi. On vous décrypte. Le directeur de cabinet du maire de Nîmes parle de l’intervention de Richard Flandin et Olivier Bonné sur notre plateau TV où ils n'avaient pas été très agréables à l’endroit de Franck Proust. Ou du dossier de rénovation des halles de Nîmes. Un courrier électronique qui a déjà perdu toute sa substance. Adressé le 8 mars aux élus, le lendemain, le maire lui-même recevait Objectif Gard dans son bureau. Et l’on ne peut pas dire qu’il ait suivi à la lettre les exigences de son intrusif directeur de cabinet…

Les visiteurs de Gréoux-les-Bains. Google Maps rappelle que le trajet qui sépare le maire de Nîmes est de 169 petits kilomètres. Actuellement en vacances au sein de la pimpante station thermale dans les Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Paul Fournier n’a pas le temps de s’ennuyer. Il a presque délocalisé son bureau la-bas tant certains élus ont pris l’habitude de le visiter chaque jour de la semaine. D’ailleurs, la semaine prochaine, ce sont deux élus d’importance qui seront à son chevet. Pardon !, sur son lieu de villégiature. D'abord Franck Proust, le président de Nîmes métropole. Ensuite, son premier adjoint, Julien Plantier. Avant que vous posiez la question, non, les deux hommes n’ont pas l’intention de faire du covoiturage. Ils lui rendront donc visite séparément. Un autre élu doit s’y rendre aussi : Jean-Marc Campello, le vice-président aux Transports de l’Agglo. On ne sait pas encore s’il a l’intention de lui ramener sa plus belle bouteille de vin, dédicacée par Jean Castex.

Henry Douais, premier supporteur de Xavier. Avant son départ en congés, Jean-Paul Fournier a reçu dans son bureau, le père de son adjoint au Tourisme. L’ancien président de la chambre de commerce et d'industrie du Gard est venu échanger avec le maire de Nîmes sur ses intentions en cas de départ forcé de l’Agglomération nîmoise de Franck Proust. Alors qu’il a relancé à plusieurs reprises la discussion sur le sujet, Jean-Paul Fournier a esquivé à chaque fois. Hors de question pour lui de communiquer ses préférences à ce stade. Encore moins quand il sait parfaitement la raison pour laquelle Henry Douais avait demandé un rendez-vous : il venait louer les qualités de son fils. Reste à savoir si Xavier Douais était au courant de ce rendez-vous ? Il y a de grandes chances, lui qui n’hésite plus à faire savoir en ville qu’il se verrait bien à la tête de Nîmes métropole.

Valentine, soutenu à 100% par le maire. Cette semaine, l’association de commerçants Cœur de Nîmes n’y est pas allée avec le dos de la cuillère pour clouer au pilori Valentine Wolber, l’élue en charge des Commerces. Pour l’association, les mauvaises relations et le manque d’implication de la directrice générale adjointe de la chambre de commerce et d'industrie du Gard ont contraint à la mise en sommeil de leur activité. Alors qu’aucun collègue de Valentine Wolber n’est monté au créneau pour la défendre, le maire de Nîmes a fait savoir qu’il la soutenait à 100%. Mieux, il a peu gouté à l’attitude de cette association de commerçants qui a défié la Mairie, rien que ça. En invitant en sus, la macroniste Valérie Rouverand. Alors qu’elle bénéficiait d’une subvention non négligeable depuis des lustres, il se murmure que Cœur de Nîmes va s’asseoir dessus en 2023. Une raison de plus pour mettre la clé sous la porte.

Nom de code : B 46. C’est un ancien bâtiment de commandement de la Sécurité civile à l’aéroport qui a été racheté et réhabilité par l’Agglomération nîmoise. Bientôt prêt, il sera inauguré avant l'été pour offrir un espace de co-working aux start-up investies dans les questions de formation et de sécurité sur les risques climatiques. Reste à connaître les modalités mises en place par Nîmes métropole pour attirer sur ce nouveau site les entreprises de demain. Une conférence de presse programmée dans les prochaines semaines devrait permettre d’en savoir plus…

L’Agglo à la Une sur BFM TV. La première chaîne d’information en continu de France va poser prochainement ses caméras à Nîmes. Dans le cadre d’un reportage long format sur les risques inondation, la direction de BFM TV a décidé de s’intéresser aux travaux liés au PAPI III Vistre qui fait suite aux PAPI II Nîmes-Cadereaux. Doté d’un fonds global de 113 millions d’euros, pris en charge à 50% par l’État grâce au travail de looby de Franck Proust, le président de Nîmes métropole, s’ouvre donc six longues années pour la mise en œuvre de près de 100 actions y compris de sensibilisation, qui font de ce plan l’un des plus importants au niveau national. Ceci explique donc cela.

Denis et Laurent, les meilleurs amis du monde. C’est rare pour le souligner, mais les sénateurs gardois, le socialiste Denis Bouad et le républicain Laurent Burgoa, au-delà de leur étiquette respective, sont des amis sincères. L’histoire avait pourtant mal commencé en 2015 quand contre toute attente, aux termes d'un accord de dernière minute, le républicain aurait pu ravir la présidence du Département du Gard destinée au socialiste. Contraint par une majorité relative, Denis Bouad n’a pas eu le choix ensuite que de travailler de concert avec son opposition. Et avec le premier d’entre eux, Laurent Burgoa, président du groupe Les Républicains. Durant six longues années, une amitié est née, tout simplement. Et en 2020, quand les deux hommes rejoignent le Sénat, ils finissent même par imaginer un parti commun qui rassemblerait toutes les bonnes volontés de Droite et de Gauche mobilisées par un seul objectif : l’intérêt du territoire gardois. Aujourd’hui, ils ont franchi une nouvelle étape. Lors des votes au Sénat, en cas d’empêchement de l’un ou de l’autre, ils vont jusqu’à se déléguer leur pouvoir de vote. Il ne leur reste plus qu’une dernière chose à réaliser pour sceller définitivement leur amitié : prendre un appartement et faire de la colocation ! Et en avant pour des grandes soirées parisiennes.

Festival de Nîmes, de record en record. Nous l’avons déjà dit ici même à plusieurs reprises, mais les derniers chiffres de vente de billets pour le Festival de Nîmes, édition 2023 sont exceptionnels. Alors que les premiers concerts n’auront lieu que dans trois mois, on compte déjà plus de 100 000 places vendues. C’est une progression spectaculaire de 30% environ par rapport à l’année dernière ! Comment l’expliquer ? Du côté de la Ville, on constate que la place nîmoise attire de beaux artistes mais surtout parvient, à la différence d’autres festivals, à proposer une offre riche et éclectique. Le contexte des spectacles vivants post-covid est surtout la principale raison. Dans le monde entier, cela se vérifie. Le public, empêché pendant deux ans, veut aller à la rencontre de ses idoles. Les concerts font donc le plein. Malgré le prix des places qui explosent et des cachets d’artistes mirobolants. Dans la capitale du Gard aussi, le tarif des artistes a flambé mais la Ville parvient encore à proposer des tarifs pour toutes les bourses. À partir de 40 euros généralement.

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