Politique
Publié il y a 2 mois - Mise à jour le 05.12.2022 - Abdel Samari - 2 min  - vu 1790 fois

ÉDITORIAL Chez Les Républicains, la boussole indique le mauvais chemin

Les Républicains du Gard

La fédération Les Républicains du Gard

- Anthony Maurin

Le premier tour de l'élection interne de ce week-end pour désigner le prochain président des Républicains a au moins clarifié quelque chose : la ligne "à droite toute" a encore de beaux jours devant elle.

On en est sûr maintenant : le prochain président du parti ne s'alliera jamais avec Emmanuel Macron et n'engagera jamais la Droite dans un contrat d'un quelconque gouvernement dirigé par un macroniste. Par contre, en cas de dissolution de l'Assemblée nationale et un retour aux urnes dans la foulée, rien ne dit qu'un accord programmatique avec Marine le Pen soit impossible. Il suffit de voir nos amis italiens... Ou d'écouter les deux finalistes ! Éric Ciotti avoue n'avoir jamais voté pour le président réélu. Ni au premier, ni au second tour. Bruno Retailleau, ne veut pas de cordon sanitaire avec la fille Le Pen. Ancien militant du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, il se plaît à répéter qu'il n'a pas condamné les propos du député RN Grégoire de Fournas - « Qu’il retourne en Afrique ! » Pas sûr que ce soit tout à son honneur... À part le programme économique, qu'est-ce qui sépare aujourd'hui fondamentalement Les Républicains de Ciotti et Retailleau du Rassemblement national de Marine le Pen ? Elle est peut-être moins extrémiste qu'eux. Pourtant, cette ligne, poursuivie par Les Républicains comme une boussole, va les emmener tout droit vers une impasse, si ce n'est se fracasser sur le mur de la démagogie. Les militants veulent probablement un discours extrême. Les Français, ce n'est pas si sûr. Est-ce que la Droite d'aujourd'hui est encore un parti de gouvernement ? Celui qui a bu du petit lait hier soir en observant la décadence du mouvement crée par Jacques Chirac et Alain Juppé, c'est forcément Édouard Philippe. Le maire du Havre, ex-Premier ministre et président du mouvement Horizons ne rêvait rien de mieux. Le centre-droit trusté par Emmanuel Macron ? Il va pouvoir le récupérer aisément ! Parler fermeté sur les sujets régaliens ? En quoi la Droite en a-t-elle fait la démonstration ces dix dernières années ? Pardon, ils n'étaient plus au pouvoir. Parti comme c'est parti, ils ne sont pas près de le retrouver...

Abdel Samari

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