Nouveau conseil communautaire, ce mardi au Colisée. Une séance qui devrait débuter à 17 heures en raison de l’ordre du jour particulièrement copieux, avec 71 délibérations. Parmi les plus importantes, l’examen du rapport de la Chambre régionale des comptes sur le mandat de l’ancien président Franck Proust ou encore la présentation du compte financier unique 2025. En début de conseil, le nouveau président Vincent Bouget devrait prononcer un discours de politique générale avant d’enchaîner sur les délibérations. L’une d’entre elles devrait susciter davantage d’intérêt : les moyens alloués aux groupes politiques.
La majorité de Nîmes Métropole compte trois groupes - Nîmes en commun, le groupe IEC (Intérêt et esprit communautaire) ainsi que l’Union pour Nîmes Métropole - composés d’élus de droite. Quant à l’opposition, elle compte principalement les élus RN de Nîmes et de Marguerittes, les élus de la droite et du centre de Nîmes ainsi que ceux de Nîmes Avenir, qui se sont divisés. La délibération fixe d’abord le montant maximal de l’enveloppe, soit 25 % des indemnités des 104 élus de Nîmes Métropole, ce qui représente 69 512 € bruts mensuels. Cette dernière devrait être répartie entre les groupes en tenant compte de leur taille ainsi que de la fonction des élus (conseiller communautaire délégué, vice-président…).
Ainsi, Nîmes en commun devrait bénéficier de 6 900 € (brut mensuel) ; 6 300 € pour le groupe IEC ; 3 100€ destiné au groupe Pour Nîmes métropole (présidé par Eddy Valadier, NDLR) et 678 € pour le Rassemblement national. À noter qu’une autre enveloppe de 10 000 € TTC servira à couvrir l’ensemble des frais de fonctionnement annuels des groupes (affranchissement, documentation, fournitures de bureau…) soit 3 500€ pour Nîmes en commun, 2 800€ pour l'IEC ; 2 200€ pour le groupe "Pour Nîmes métropole" et 1 060€ pour le RN.
Selon nos informations, les élus RN auraient menacé d’attaquer cette décision devant le tribunal administratif. « Ils voulaient que l’enveloppe soit uniquement calculée en fonction du nombre d’élus. Avec ce système, le groupe IEC perdait le plus de moyens. Le choix a alors été fait de reprendre la même clé de répartition que sous les mandats d’Yvan Lachaud et de Franck Proust », commente l’une de nos sources au sein de la nouvelle majorité.