À Nîmes
Comme chaque année depuis 1982 et comme dans toute la France, la musique a été fêtée dans les rues de Nîmes. Malgré la chaleur suffocante, l’occasion était trop belle de descendre dans la rue pour voir des musiciens débutants ou confirmés, jeunes ou moins jeunes, jouer des œuvres de tous les styles. Sur 22 lieux à travers le centre-ville, près de 60 rendez-vous étaient mis en place. De rock au jazz, de la variété à la musique classique, il y en avait pour tous les goûts.
À Alès
Ce dimanche 21 juin, Alès a célébré la Fête de la Musique avec une programmation variée et festive. Dès 10 h 30, le Grand Chœur Alésien a ouvert les festivités avec une aubade aux Halles de l’Abbaye, avant que l’association Soledad ne propose une ambiance flamenco sur la place de l’Abbaye. Autour de la ville, les communes voisines ont également animé la soirée : Vézénobres a accueilli les groupes Duo Poulet Gombo et Ekla and Guest sur la place de la Mairie, tandis que Rousson a vibré au rythme d’Ace Of Strings et de 2000 Nuits. À Saint-Christol-lez-Alès, la place du Millénaire a accueilli une scène ouverte avec le Grand Chœur Saint-Christolen et le groupe Juice, et des animations ont prolongé la fête jusqu’à minuit à Sainte-Cécile-d’Andorge avec le Trio Three Rivers et DJ Céven’Animations
À Bagnols/Cèze
Les musiciens avaient accordé leurs violons pour diffuser de bonnes ondes, ce dimanche 21 juin. Mêmes les premières cigales se sont tues, pour écouter les airs musicaux. Au square Eugène-Thome, des habitués et des familles, se sont déplacés. L'harmonie Les Inséparables avaient pris place avec enthousiasme, devant le Monument aux Morts, pour un moment plein de gaieté. Environ 25 musiciens ont suivi le tempo de leur chef d'orchestre. L'un des moments forts de leur concerto : le passage du générique d'Indiana Jones. Le Grand orgue de Bagnols-sur-Cèze a aussi résonné, dans l'église Saint-Jean-Baptiste, lors de cette Fête de la musique 2026 où les styles et instruments se mélangent, en harmonie.
À 19h, Michel Chanard était accompagné de l'ensemble ANEMOS. Les six musiciens et la soprano ont fait la paire avec l'organiste pour redonner son heure de gloire à Antonio Vivaldi. Une sonate a été interprétée pour violon, hautbois et orgue. Les amateurs de blues ont préféré s'installer au café du Midi, pour entendre Carine Lotta, la chanteuse de Ma’s Blue Key, qui a embarqué le public avec elle, avec son timbre de voix, sa guitare et son chapeau de paille.
À La Bruguière, le Festival de la Tave s'est parachevé par l'indémodable "Les copains d'abord" de Georges Brassens, avant que tout le monde se lève de table et célèbre. C'est aussi cela l'esprit de la Fête de la musique : chanter à tue-tête, se rencontrer et célébrer.
À Arles
« Une bodega à ciel ouvert ». Hichem Oulhassi, de 132 Action, était tout sourire. Ce dimanche, un groupe de jeunes dansait sur la place du Forum au son de "I gotta feeling" des Black Eyed Peas, à l’affiche d'ailleurs du Festival de Nîmes ce mardi 23 juin. Derrière les platines, Emma Paravisini, 25 ans. La jeune femme, soutenue par l'association arlésienne créée au mois de février, s’est initiée au mix très tôt, à l’âge de 12 ans, aux côtés de son père Marcel, qui a lui-même officié pendant sept ans au Bistrot Arlésien. Peut-être assurera-t-elle la relève lors d'une prochaine feria ?
La municipalité a fait le choix d’une programmation ouverte et intergénérationnelle, donnant davantage de visibilité aux artistes amateurs. "On revient aux origines de la Fête de la musique. On a de nombreuses pépites, il faut les mettre à l'honneur, tout en y associant des musiciens professionnels ", souligne Claire de Causans, adjointe au maire déléguée à la Culture, en collaboration avec Sibylle Laugier-Serisanis, déléguée aux festivités, pour l'organisation de cet événement. Et il y en avait pour tous les goûts.
Les séances d'initiation aux percussions, entre autres ateliers musicaux pour les plus jeunes, les chorales arlésiennes à l’hôtel de ville, le concert gipsy d’André Reyes place Wilson, les groupes du studio Franceschi, dont Yukucool, place Voltaire et l’énergie débordante des Mafia Wanaca sur l’esplanade Charles-de-Gaulle... Chacun a pu piocher, en fonction de ses envies, de sa curiosité dans les différents répertoires proposés. Enfin, entre autres concerts programmés dans les bars et restaurants de la ville, les visiteurs ont chanté et dansé au son des plus grands tubes d’ABBA, sur la place de la République, qui a fait le plein pour l’occasion.