La fumée blanche ne s’est pas officiellement échappée du siège socialiste. « Denis Bouad et ses partisans vont vite en besogne, expliquant que le national a déjà tranché en leur faveur ! Pour l’instant, aucune décision n’a été prise », fait valoir un socialiste gardois. Un proche de Denis Bouad explique : « La candidature du sénateur sortant a été validée en précommission. C’est presque sûr que, la semaine prochaine, sa candidature soit officiellement validée. » En attendant, le processus suit son cours.
Interrogé par notre rédaction, le secrétaire national du PS chargé des fédérations, Amin Mbarki, confirme : « La décision n’a pas été prise, elle le sera dans les prochains jours. » Comme en 2020, le Parti socialiste se retrouve dans une situation délicate. D’abord, alors qu’il aurait dû être automatiquement investi, le sénateur sortant Denis Bouad a tergiversé. Son indécision a déclenché le processus de désignation interne du parti. Et, contrairement à 2020, Denis Bouad a bien été candidat, mercredi dernier, à l’investiture PS.
Sauf que son concurrent, Alexandre Pissas, a remporté le suffrage des militants, recueillant 127 voix, contre 106 pour Denis Bouad et 48 pour Joseph Pronesti, président de la Banque alimentaire du Gard, qui avait également tenté sa chance. Maire de Tresques et conseiller départemental du canton de Bagnols, Alexandre Pissas a bénéficié des 90 suffrages de sa section, Bagnols Campagne. Contrairement à 2020, Alexandre Pissas ne semble plus être considéré comme un repoussoir par ses partenaires de gauche : « On n’est plus dans la même période… En 2020, le PCF avait la troisième place, il n’y avait pas l’enjeu de faire élire un sénateur communiste. Si c’est Alexandre Pissas qui est choisi, on fera contre mauvaise fortune bon cœur… », commente l’une de nos sources au PCF.
Au PS, cette désignation est loin d’être une formalité : « La décision sera prise par la commission électorale, dans laquelle siègent les différents textes d’orientation. Il y a un sujet autour du respect du vote militant versus la reconduction de Denis Bouad », relève une autre de nos sources au PS. Et un autre partenaire de gauche de faire remarquer : « Si jamais Denis Bouad est investi et que, malgré tout, Alexandre Pissas se retire, cela laissera des traces. Le vote pour Carole Bergeri est en train de progresser. » Le feuilleton des sénatoriales n’est pas terminé.