À Nîmes, fouiller le sol peut parfois réserver quelques surprises... Ce fut le cas, en 2007, lors des travaux de l’avenue Jean-Jaurès avec la mosaïque de Penthée. Ces quarante dernières années, plus de 400 diagnostics et 140 fouilles préventives ont été réalisés sur le sol nîmois. Des fouilles qui suivent le rythme des projets d’aménagement de Nîmes, avec jadis son extension au sud dans la plaine et, aujourd’hui, la reconstruction de la ville sur la ville.
Quels trésors dorment encore dans nos sols ? Ce vendredi, l’Inrap et la ville de Nîmes ont renouvelé leur partenariat. Un sujet cher au nouveau maire, Vincent Bouget, professeur d’histoire-géographie : « Je suis très heureux d’être ici et de pouvoir le faire en ce début de mandat. L’archéologie est un moteur de la connaissance de notre ville et de son histoire. » Le président de l’Inrap, Dominique Garcia, a rappelé que son établissement public regroupait 2 000 personnes, soit le deuxième établissement le plus important du ministère de la Culture après le Louvre.
Contrairement à l’Italie ou à l’Espagne, le président a rappelé qu’en France, « la loi permet de démonter le patrimoine afin de l’exposer au grand public et ainsi de faire des recherches ». L’accompagnement des travaux de restauration des arènes par des archéologues a permis de découvrir qu’un amphithéâtre existait déjà, érigé par les Romains probablement au Ier siècle. Et d’annoncer la création prochaine d’un atlas numérique de la ville de Nîmes avec la vulgarisation scientifique des 50 plus importantes fouilles, « qui racontent Nîmes dans l’Antiquité et au Moyen Âge ».