Et il en profite d’emblée pour égratigner l’ancienne maire Claire Lapeyronie, qui ne l’a pas épargné dans une interview publiée dans ces colonnes. « Cette dernière, amère dans la défaite, nous accuse aujourd’hui après avoir tué la ville de l’enterrer, commence-t-il. Elle fait sa professeur à donner des leçons, alors que son propre bilan devrait l’inciter à la retenue. Elle entretient un climat délétère entre fake news et dénigrations (sic) verbales. »
Le maire poursuit en affirmant une nouvelle fois le caractère « apolitique » de la liste qu’il conduit : « Nos décisions sont guidées exclusivement par l'intérêt général des Spiripontains, sans considération pour des ambitions partisanes ou des carrières politiques individuelles. » Valère Segal évoque « une gestion responsable des ressources locales », dans une commune qui « porte encore les séquelles d'une gestion financière difficile. Avec un encours de dette de plus de 10 millions d'euros en 2024, soit environ 942 € par habitant, la ville a longtemps figuré parmi les communes les plus endettées de France. Cette situation a conduit à une augmentation significative des impôts locaux, provoquant un exode fiscal vers les communes voisines, mieux dotées et moins taxées. »
« Nous pourrions, comme tant d'autres responsables politiques, nous auto-congratuler ou enjoliver la réalité pour flatter les électeurs, poursuit-il. Ce n’est pas notre démarche. J’assume pleinement, en tant que maire, toutes les décisions prises depuis notre arrivée. »
Il indique ensuite que, dans l’affaire de la nouvelle caserne de gendarmerie, « Construite sur un terrain où pourtant il n'était pas possible d'ériger un bâtiment stratégique », « La commune se portera partie civile afin que toute la vérité soit établie et les responsabilités clairement désignées. » Un sujet sur lequel « ni madame Lapeyronie, pourtant prompte à tout critiquer, ni ses ancien adjoints ni la préfecture, n'ont communiqué sur cette affaire, leur silence est assourdissant. » Toujours sur ce dossier, Valère Segal affirme qu’une étude serait rapidement lancée pour dimensionner les bassins nécessaires à la sécurisation de la caserne : « Un référé expertise sera déposé dans les prochains jours. Ce dossier pourrait coûter jusqu’à 10 millions d’euros à la commune : encore un héritage opaque et mal géré par l’ancienne équipe. »
Concernant l’Hôtel-Dieu, « les parkings privés, initialement budgétisés à 800 000 euros, coûteront en réalité 1,7 million d’euros à la ville, en vertu d’un contrat signé par l’ancienne municipalité. Encore une ardoise laissée aux spiripontains et un tour de passe-passe budgétaire signé Mme Lapeyronie », grince-t-il. Et sur le collège, Valère Segal dit défendre « une position responsable pour limiter l’impact financier sur le contribuable spiripontain. Nous devons conserver notre capacité à assumer nos compétences obligatoires. » Et il l’affirme, « Si nous devions prendre à notre charge ce projet mal engagé, nous risquerions rapidement une mise sous tutelle par la Chambre Régionale des Comptes. »
Sur la santé, revenant une énième fois sur l’abandon du projet « Ma santé ma Région », Valère Segal affirme avoir « privilégié un projet plus ambitieux la création d’une maison pluridisciplinaire de Santé avec les jeunes médecins du territoire », projet dont « il serait logique comme il bénéficiera au territoire qu’il soit porté par l’Agglomération. »
Plus globalement, « À notre arrivée, nous ne nous attendions pas à trouver une ville dans un tel état d’abandon, dit le maire. On nous reproche de nous opposer au Département, à la Préfecture, ou à d’autres élus. Mais si défendre l’intérêt général des Spiripontains signifie s’opposer, alors oui, nous assumons pleinement cette posture. »
Et Valère Segal de défendre le bilan de cette première année, sur la propreté de la ville, « le développement du travail en régie qui a permis de réaliser de nombreuses économies », l’installation de trois médecins pour commencer, le renforcement des effectifs de la police municipale, le matériel neuf fourni aux services techniques, « Un grand plan de rencontres avec les habitants en cours, pour améliorer les quartiers » ou encore le passage des allées en zone bleue, « attendue par les commerçants ». « Toutes ces actions contribuent à améliorer le quotidien, mais nous savons que nous devons faire encore davantage », affirme-t-il ensuite.
« La municipalité est déterminée à assainir les finances de la commune et à investir dans des projets structurants, en veillant à une utilisation optimale des fonds publics, poursuit le maire. Chaque décision est prise dans l'intérêt des Spiripontains, avec pour objectif de redonner à Pont-Saint-Esprit son dynamisme et sa qualité de vie. » Et Valère Segal de conclure : « Ma réélection ne m’importe pas. Ce qui compte, c’est le service que la municipalité doit rendre à ses habitants. Je ne sacrifierai ni la vérité, ni l’intégrité, au profit d’intérêts personnels ou électoraux. »