Publié il y a 1 h - Mise à jour le 13.07.2026 - Propos recueillis par Norman Jardin - 2 min  - vu 66 fois

GARD Marlène Farrauto (syndicat national des aidants) : « Nous voulons faire bouger les choses »

Marlène Farrauto.

- Photo : MF.

Selon la Haute Autorité de santé, la France compte neuf millions de personnes qui soutiennent un proche malade ou dépendant. Le Syndicat national des aidants (SNA) vient d’être créé et c'est une première dans l’hexagone. La représentante gardoise de cette nouvelle structure est Marlène Farrauto. La Nîmoise appelle à la mobilisation pour améliorer le quotidien des aidants.

Objectif Gard : Quelle est la première mission du Syndicat national des aidants, qui vient d’être créé ?

Marlène Farrauto : Défendre les intérêts de l’aidant, dans sa vie professionnelle ou familiale. Les représenter au Parlement, à l’Assemblée nationale et dans les grandes instances. Nous voulons faire bouger les choses.

Le SNA s’est-il fixé une priorité ?

Oui, créer une loi fondatrice du droit de l’aidant pour qu’il soit pris en compte et considéré. Nous voyons que ce qui est proposé au niveau professionnel, c’est très bas, que ce soit pour les absences et les congés payés. Il faut aussi considérer l’aidant comme un maillon du parcours de soins.

Le syndicat est-il proche d’une sensibilité politique ou religieuse ?

Pas du tout, c’est une structure neutre politiquement et religieusement. Notre but touche le sens profond de l’humanité et en aucun cas nous ne voulons être récupérés par un parti politique.

Allez-vous faire des propositions pour améliorer le quotidien des aidants ?

Oui, à travers notre vécu sur le terrain. Il faut savoir que nos représentants départementaux sont, en grande majorité, des aidants. Nous connaissons le sujet et les enjeux.

À quoi ressemble le quotidien d’un aidant ?

Généralement, on devient aidant d’une personne qui nous est proche. Il y a une sphère émotionnelle à prendre en compte. C’est très lourd psychologiquement, ces personnes sont en grande détresse psychologique et rien n’est mis en place pour les soutenir. Il y a ensuite le surmenage car c’est comme si vous aviez deux vies en une. Cela ne s’arrête jamais. Il faut laver, coucher, faire manger et tout le reste, y compris les rendez-vous médicaux.

C’est votre parcours personnel qui vous a mené à cet engagement syndical ?

Oui, j’ai été aidante de ma maman de mes 18 à mes 21 ans. J’étais jeune et c’est une autre problématique, car on est encore moins visible. On nous laisse dans la panade alors que l’on n’est même pas adulte. J’ai voulu mener ce combat et je suis aujourd’hui thérapeute spécialisée dans l’accompagnement de la maladie, du deuil et des proches aidants.

De quelles façons les personnes intéressées peuvent-elles rejoindre le SNA ?

Il n’y aura pas de lieu dédié au SNA mais je travaille avec l’association « Marcella » et les personnes intéressées sont invitées à participer aux journées proposées par cette association. Elles peuvent aussi directement entrer en contact avec moi au 06 29 82 32 04 ou par mail : sna30.aidants@gmail.com.

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