Du co-working à intérêt partagé. À travers la convention signée ce vendredi entre la Cézarenque et Groupama, l'association s'engage, dans ses locaux inaugurés il y a un an et demi (relire ici), à laisser libre un espace pour la société d'assurance chaque jeudi matin, et l'après-midi sur rendez-vous, afin de recevoir ses sociétaires ou d'éventuels nouveaux clients.
"Les gens de Génolhac vont venir dans les locaux de la Cézarenque", se réjouit son directeur, Stéphane Coutelan. Alors que les pensionnaires de la Cézarenque, depuis leur déménagement de Concoules à Génolhac, croisent déjà beaucoup plus de monde au quotidien.
Si le président gardois de Groupama, Sébastien Pons, en attend "une plus-value, avec quelques sociétaires de plus", le directeur de la Cézarenque pense avant tout à ses 90 travailleurs, dont 19 sortent déjà régulièrement - et librement - dans le village. "Notre idée première, c'est l'inclusion. Il faut faire rentrer des personnes du 'milieu ordinaire' dans nos établissements, faire voir où nos pensionnaires vivent, etc."
"Nîmes est notre plus grande agence, la plus petite sera ici", rigole Sébastien Pons, qui évalue à 300 le nombre de sociétaires sur les hautes Cévennes gardoises, sur 34 000 dans le Gard. En dehors de ce "décrochage" de la Cézarenque, les bureaux les plus proches sont Alès et Saint-Ambroix.
Jamais à court de projet, la Cézarenque entrevoit désormais le prochain : faire, avec les résidences abandonnées à Concoules par les pensionnaires quand ils ont déménagé à Génolhac, des appartements neufs, dont quinze seront dédiés à des résidents de l'ESAT (établissement et service d'accompagnement par le travail), cinq seront mis sur le marché, de façon à ce que les résidents vivent en voisins des gens de l'extérieur. Un leitmotiv pour Stéphane Coutelan, car les interactions ont manqué aux résidents "avec le Covid ou Vigipirate".