Société

MOLIÈRES-SUR-CÈZE Sortir les jeunes de leurs difficultés grâce au sport

Échanges entre Olivier Delcayrou, certains membres de l'association et le maire. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
Échanges entre Olivier Delcayrou, le maire et un membre de l'association. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

En avril 2015, un habitant du village, Malik, a créé une association pour tirer vers le haut les jeunes en difficulté. Sa recette : le sport.

Malik a toujours été connu pour son engagement auprès de la jeunesse. Mais son projet a réellement démarré il y a un peu plus d'un an lorsqu'il s'est occupé de deux jeunes qui dormaient dans la rue. "Je leur ai acheté à manger. J'ai essayé des les aider à se sortir de là", explique t-il. Sa générosité fait mouche et d'autres personnes isolées se retournent vers lui. Dans la majorité des cas, il s'agit de jeunes âgés de 18 à 25 ans, en décrochage scolaire ou au chômage. "Certains gamins sont même tombés dans la drogue", souligne t-il. Malik trouve donc un moyen pour les réunir : le sport.

Il commence d'abord par créer son association, baptisée Entente sportive molièroise solidaire, puis achète du matériel qui sera installé dans la maison des associations. Tous les soirs, celles et ceux qui le souhaitent peuvent venir faire de la boxe, du fitness, de la musculation et bien d'autres activités physiques. "C'est ouvert à tout le monde. Ceux qui ont les moyens payent 60€ par an, d'autres 30€ et certains ne paient rien", indique t-il. Aujourd'hui, l'association compte une centaine d'adhérents et le climat chez la jeunesse molièroise semble moins tendu.

Sollicité par de plus en plus de monde, Malik s'est retourné vers la communauté de communes Cèze-Cévennes, qui s'est elle-même rapprochée du Relais emploi et de la Mission locale. Ainsi, trois jeunes déjà accompagnés par Malik ont pu signer des contrats aidés, l'un au service technique de l'intercommunalité, les deux autres à la mairie. Pour Maxime, 18 ans, employé aux espaces verts, c'est une nouvelle vie : "J'ai arrêté l'école en quatrième et je n'ai plus rien fait jusqu'à aujourd'hui. Maintenant que je travaille, je me sens très bien", confie t-il.

L'aventure de Malik ne s'arrête pas là. Le 5 juillet prochain, il ouvrira une épicerie solidaire à Bessèges, toujours dans cet esprit d'entraide et de solidarité. Elle devrait permettre de créer des contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE) et d'offrir des prix bas sur divers produits pour celles et ceux qui ne gagnent pas encore suffisamment leur vie.

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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