Société

ALÈS Etats généraux : l’avenir du cœur de ville passé au gril

Une quarantaine de citoyens à l'atelier de la mobilité ce mardi. EL/OG
Une quarantaine de citoyens à l'atelier de la mobilité ce mardi. EL/OG
Etat des lieux par petits groupes. EL/OG

Ce mardi, à l'espace Cazot, Alès entamait son 2e atelier sur les Etats généraux du cœur de ville : se déplacer, accéder, stationner. Une quarantaine de citoyens ont participé pour faire entendre leur voix.

Ambiance concentrée et studieuse hier soir à l'espace Cazot. L'enjeu est de taille pour Alès : il s'agit d'analyser les modes de déplacement du centre ville pour dégager des propositions. Voire des mises en action. C'est ici que le débat sur la piétonnisation pourrait refaire surface.

Mais ce n'est pas encore l'objet de cet séance. La méthode de l'agence Nicaya, qui gère l'animation des ateliers, est très structurée et laisse peu de place aux suggestions de comptoir. Première étape : Etat des lieux. Présentation des trafics aux heures de pointe, répartition des places de parking en ville, coût du stationnement, voies cyclables, utilisation des transports en commun, Stéphane Saint-Pierre, consultant expert en développement territorial, présente quelques chiffres sélectionnés avant de rentrer dans le vive du sujet.

Pendant 50 minutes, les quarante personnes présentes vont travailler par groupe. Derrière eux : 3 espaces représentant les différents modes de transport : voiture, transport en commun, et déplacements doux (piéton, vélo, fauteuil roulant). Chacun dispose de quatre tables avec une feuille blanche. Les participants s'assoient au gré de leurs affinités avec le thème. Il s'agit maintenant de lister, par groupe de 4, les atouts, les faiblesses, les opportunités, les menaces. Au bout de 10 minutes, ça tourne et tout le monde se disperse pour retrouver un autre groupe, sur un autre thème. "Cette technique est la pollinisation", précise Stéphane Saint-Pierre. "Ça évite qu'une personne ne monopolise une table. Les intérêts personnels sont dilués dans la confrontation aux autres. Au final, la photographie est souvent assez juste", constate-t-il. Tous sont encadrés par des cadres de la ville, qui veillent de près au bon déroulement des opérations.

Deuxième étape du processus fin novembre. Pour compléter la vision globale du centre ville, les inscrits vont participer à un atelier sur les évolutions et les mutations. "Quand on cherche des solutions, on a toujours tendance à creuser dans le passé, mais il faut prendre en compte les nouveautés", commente le fondateur de Nicaya. La troisième étape se déroulera en janvier. "Ils mettront tout en commun pour faire des propositions". Enfin, la dernière étape sera consacrées aux actions concrètes. "Ce n'est pas vous qui allez décider, mais vous allez contribuer aux décisions politiques qui seront prises", rappelle Stéphane Saint-Pierre. Réponse finale au printemps.

Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

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