Politique

VILLENEUVE Le mouvement de Benoît Hamon s’active localement

Créé le 1er juillet dernier par Benoît Hamon dans la foulée de sa candidature sous l’étiquette PS à la dernière élection présidentielle, le mouvement tout fraîchement rebaptisé Génération.s travaille son implantation locale.

Une partie des militants du groupe local du canton de Villeneuve du mouvement de Benoît Hamon Génération.s (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

C’est notamment le cas à Villeneuve, où un groupe local a été créé fin juillet. Il revendique aujourd’hui une vingtaine de membres, des anciens du PS comme Alain Fabre et Frédéric Joubert, d’autres anciens d’organisations comme Nouvelle Donne ou encore des sympathisants de la gauche.

Militantisme et conférences

« Nous sommes un mouvement clairement à gauche, et on souhaite rassembler la gauche. La division, notamment aux législatives, est problématique », explique Frédéric Joubert, ancien élu d’opposition à Villeneuve passé également par Europe écologie - les Verts. Le mouvement se revendique de l’idéal de la Révolution française et des Lumières et fait de l’égalité et de l’écologie des valeurs fondatrices. Il reprend également certaines des marottes de la politique actuelle, fuyant l’étiquette de parti — « nous ne sommes pas un parti politique, mais un mouvement », précise Frédéric Joubert — et la verticalité : « notre fonctionnement est horizontal, il n’y a pas de patron », poursuit ce même Frédéric Joubert, qui s’il n’est pas le patron du groupe local qu’il a créé, endosse volontiers le rôle de porte-parole putatif.

Au delà de ces considérations, les membres du groupe local de l’ex-M1717 et actuel Génération.s se considèrent bel et bien comme des militants : « on milite, on va sur les marchés, à Villeneuve, Rochefort et les Angles », affirme Frédéric Joubert. Et outre la distribution de tracts, « nos actions seront des conférences, des réunions publiques de débat, on compte en faire trois par saison, de septembre à juin », avance Frédéric Joubert. La première de ces réunions se tiendra le vendredi 8 décembre avec le directeur de recherche émérite à l’INSERM Denis Lairon et aura pour thème les perturbateurs endocriniens, dont le glyphosate fait partie. Un sujet largement popularisé et repris par Benoît Hamon lors de la campagne des primaires du PS puis de la présidentielle, « et qui est pile dans l’actualité, souligne le groupe local. Et Denis Lairon est un spécialiste reconnu au niveau mondial. » Ça se passera ce vendredi 8 décembre à 20 heures à la salle Fernand-Martin de Villeneuve. D’autres conférences suivront, notamment sur le revenu universel, autre mesure défendue par Benoît Hamon.

« Le centre de gravité de la gauche »

Plus largement, le mouvement des hamonistes a l’ambition de « travailler avec tout le monde à gauche », souligne Frédéric Joubert. « On peut parler avec le PS, puisqu’il n’y a rien dans l’ADN de notre mouvement qui peut heurter les vrais socialistes, mais on peut aussi parler avec ceux qui sont plus à gauche et les verts », estime Alain Fabre, qui vient de démissionner du Conseil fédéral du PS du Gard. « On est un peu le centre de gravité de la gauche, le lien entre tous les partis de gauche », appuie Frédéric Joubert. C’est ce qui a convaincu Jean-Pierre : « j’étais sympathisant de la France insoumise, mais je trouve que la personnalité de Jean-Luc Mélenchon est clivante pour une union de la gauche. le Mouvement du 1er juillet peut rassembler la gauche. » Anouk vient quant à elle de Nouvelle Donne, « qui fait 0,6 % aux élections et s’en contente » et Alain Fabre, socialiste historique, ancien du courant de Jean-Luc Mélenchon au PS, a quant à lui fait campagne pour le PCF lors des dernières législatives.

En rajoutant l’ex Vert Frédéric Joubert, on arrive à une sorte de melting pot de la gauche française, gauche que ce mouvement souhaite rebâtir. Et ça tombe bien, les prochaines échéances électorales sont encore loin, de quoi « pouvoir réfléchir ensemble, au delà des ambitions personnelles », lance Sylvie, ancienne du PS.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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