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RÉGIONALES À Droite, le candidat Pradié : « On n’est pas là pour faire du tourisme électoral ! »

De gauche à droite : la tête de liste dans le Gard Christophe Rivenq, la tête de liste régional Aurélien Pradié et le président de Nîmes métropole, Franck Proust (Photo : Coralie Mollaret)
De gauche à droite : la tête de liste dans le Gard, Christophe Rivenq, la tête de liste régionale, Aurélien Pradié, et le président de Nîmes métropole, Franck Proust (Photo : Coralie Mollaret)

Numéro 3 du parti Les Républicains en France, le député du Lot conduit la tête de liste pour les élections régionales en Occitanie les 20 et 27 juin.

Le Gard, Aurélien Pradié commence à le connaître. Depuis son entrée en campagne, le républicain s’est déplacé à deux reprises pour rencontrer des exploitants agricoles, notamment  touchés par le gel début avril. Ce troisième déplacement, ce mercredi matin, visait à promouvoir sa candidature pour les régionales. En Occitanie, la Droite ne part pas favorite. Elle semble reléguée derrière le duel entre l’actuelle présidente socialiste Carole Delga et le candidat Rassemblement national, Jean-Paul Garraud. « Notre mot d’ordre, c’est le courage ! Oui, il faut du courage pour aller mener cette bataille difficile », reconnaît le candidat.

Avant de décider de se présenter, Aurélien Pradié a réfléchi. « Est-ce que j’ai envie de présider cette région ? Oui ! Nous, on n’est pas là pour faire un petit tour électoral et puis s’en va ! On n’est pas là pour faire du tourisme électoral ! Nous sommes là pour implanter durablement la Droite sur le territoire », scande le trentenaire, devant les trois élus régionaux du Gard, l’Alésien Christophe Rivenq, l’adjointe nîmoise Mary Bourgade et le maire de Générac, Frédéric Touzellier.

« Louis Aliot s’est foutu de ses électeurs »

Aurélien Pradié a affûté sa stratégie. D’abord, décrédibiliser ses adversaires du Rassemblement national : « À La Région, les débats ont été pollués par les énergumènes du RN qui ne sont là que pour faire de l’agitation politique ! Regardez en 2015, Louis Aliot s’est foutu de ses électeurs en démissionnant après les élections ». Ses éléments de langages sont rodés. Aurélien Pradié espère faire mouche auprès de ses électeurs, tentés par l’extrême-Droite.

La présidente socialiste sortante, Carole Delga, en prend aussi pour son grade : « la Gauche gère en clan fermé la région depuis un quart de siècle. Voter Carole Delga, c’est voter José Bové, c’est-à-dire les écologistes intégristes ! D’ailleurs si nous sommes élus, nous adopterons un moratoire sur les éoliennes terrestres qui sont qu'une pompe à fric pour les multinationales. Nous, la Droite, nous défendrons les valeurs et les traditions de notre territoire ».

L’attaque à elle seule ne suffit pas. Pour susciter l’adhésion, Aurélien Pradié a décliné quelques axes de son projet parmi lesquels « un fonds d’investissement pour les routes » dont le montant reste à définir. « Dans le Gard, ça pourrait concerner le contournement est de Nîmes et la déviation de Laudun-l’Ardoise », abonde Christophe Rivenq, par ailleurs président d’Alès Agglomération. Côté santé, Aurélien Pradié promet qu’à la fin du mandat, « plus un seul habitant ne sera placé à plus de 30 minutes des urgences cardiaques ou obstétriques ». Que la campagne commence !

Coralie Mollaret 

coralie.mollaret@objectifgard.com 

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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