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NÎMES Véronique Gardeur-Bancel : « Dans ses écoles, la ville de Nîmes sait gérer la crise sanitaire »

Véronique Gardeur-Bancel (Photo : droits réservés)
Véronique Gardeur-Bancel (Photo : droits réservés)

Aujourd’hui, c'est la rentrée pour 12 600 petits écoliers nîmois. Gestion de la crise sanitaire, ouverture et dédoublement de classe... Entretien avec l’adjoint déléguée à l’éducation, Véronique Gardeur-Bancel. 

Objectif Gard : Comment s’annonce la rentrée ? 

Véronique Gardeur-Bancel : Elle s’annonce bien, la vie a repris. On a fini l’année scolaire en mode normal quasiment. Le nouveau protocole sanitaire de l’Éducation nationale est plus allégé. On accueille tous les enfants, soit 12 600 élèves. On ne parle plus d’un mètre de distance entre chaque élève, mais entre chaque groupe. Il y a quand même d’autres règles à respecter, nous sommes au niveau 2 sur 4 concernant le risque Covid. 

Quel est le protocole sanitaire mise en place ? 

Pour le premier degré, on reçoit tous les élèves en présentiel. C’est essentiel : on a vu que selon les familles, certaines n’étaient pas en capacité de pouvoir faire les cours à distance. Cette crise aura permis de comprendre que ne s’improvise pas enseignant qui veut ! Comme je vous ai dit, on sépare les groupes à un mètre de distanciation. Le port du masque est obligatoire. Les activités sportives se font en extérieur avec deux mètres de distance. 

Dans quelles conditions les classes vont-elles fermer ? 

Il y aura fermeture de classe pendant sept jours dès le premier cas positif. Cela permet d’éviter bien entendu la propagation du virus. Pour les élèves de maternelle et d’élémentaire, la vaccination n’est pas obligatoire. Elle est proposée à partir de 12 ans. Après concernant la question des autotests… C’est à l’Éducation nationale de gérer ça. Là aussi, j’ai envie de vous dire : on ne s’improvise pas professionnel de santé ! Les écoles ont peu d’infirmières scolaires et peu de personnes pour les aider. Du coup, les autotests ont très peu été utilisés.

Quels travaux la Ville a-t-elle réalisés pour répondre à la crise sanitaire ? 

La Ville de Nîmes a toujours su anticiper pour faire face aux situations. D’ailleurs, il y a plusieurs niveaux de travaux comme l’entretien courant ou le plan de réhabilitation énergétique. Concernant la crise sanitaire, le budget nettoyage et entretien de la Ville a augmenté de 25%, soit 850 000€ de plus en 2021. Nous avons poursuivi l’achat de bureau simple, de 540 distributeurs essuie-mains. 

Un mot sur le dédoublement des classes. Où en est la ville de Nîmes ? 

Au total : 2,3 M€ sont consacrés chaque année aux bâtiments scolaires. Pour l'instant, 828 000€ ont été dépensés en travaux d'été, dont 200 000€ pour les dédoublements de classe. Face à la baisse de la natalité, le président a redistribué les postes et accéléré le processus de dédoublement. Il concerne les élèves de CP, CE1 issus des quartiers prioritaires. En 2021, c'est au tour des élèves de grande section. Pour des raisons d'infrastructure, nous n'avons pas pu mettre en place le débouchement à l'école de Lakanal et Edouard Vaillant. Au total, nous avons créé une quarantaine de classes supplémentaires.

Y a-t-il eu des ouvertures de classe supplémentaire cette année à Nîmes ? 

Oui, sept. La direction académique du Gard a procédé à l’ouverture d’une maternelle à Jean-Jaurès, une primaire à André Galand, une élémentaire à Henri Wallon, une élémentaire à Jean D’Ormesson et à Jean Moulin, une primaire à la Planète et élémentaire à Léo Rousson. 

La lutte contre le réchauffement climatique concerne tous les services de la Ville. Que fait votre service dans ce domaine ? 

La mairie travaille dessus actuellement sous l’égide d’Aurélie Prohin. Elle vous en parlera mieux que moi, mais l’idée est d’aménager les cours d’école pour l’adaptation au climat. Les premières expérimentations pourraient débuter en novembre avec des plantations d’espèces méditerranéennes, mais aussi la désimperméabilisation des sols.

Enfin, un dernier mot aux élèves. Que leur souhaitez-vous pour cette rentrée ? 

Une merveilleuse rentrée, la plus normale possible. La Ville sait gérer la crise sanitaire dans ses écoles. Nos petits ont appris les gestes barrières, il faut continuer à bien se laver les mains, à porter le masque. En espérant que cette crise soit très vite derrière nous. 

Propos recueillis par Coralie Mollaret 

Et aussi : 

La Ville de Nîmes compte 12 600 élèves répartis dans 83 écoles publiques, elles-mêmes composées de 550 classes. Le budget éducation est le second de la Ville avec 39 M€ par an. 

La Ville de Nîmes dispose de 54 cantines, soit 7 000 repas par jour servis.

1 361€. C'est le coût d'un élève nîmois scolarisé en école publique maternelle (locaux, espaces verts, ATSEM...). Ce coût passe à 442€ pour un enfant en élémentaire.

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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