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PAYS D’UZÈS Le projet de la future piscine intercommunale continue d’avancer

Le conseil communautaire de la CCPU s'est tenu ce lundi 7 février à la salle polyvalente d'Uzès. (Marie Meunier / Objectif Gard)
C’était le premier conseil communautaire pour Laurent Boucarut, maire d’Argilliers. La commune a quitté la communauté de communes du Pont du Gard pour intégrer la communauté de communes Pays d’Uzès. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Ce lundi 7 février, le conseil communautaire du Pays d’Uzès s’est réuni. Au menu : 14 délibérations, dont une portant sur le projet de piscine qui avance petit à petit. 

Mais avant cela, plusieurs conseillers communautaires ont déploré des compte-rendus ne retraçant pas « les débats » et ont demandé s’il n’était pas possible de retransmettre les séances en direct sur les réseaux sociaux « car les activités de la CCPU sont peu connues des habitants« , pointe Marie-Lise Gloanec. « Je vous l’accorde, on essaye d’y remédier avec beaucoup de communication« , esquive Fabrice Verdier, le président de la CCPU.

Ce conseil avait de particulier qu’il a accueilli un nouveau conseiller communautaire : Laurent Boucarut, maire d’Argilliers. La commune a quitté le territoire de la communauté de communes du Pont du Gard (CCPG) pour rejoindre la communauté de communes Pays d’Uzès (CCPU) au 1er janvier 2022. « On vous accueille avec beaucoup de plaisir et on ne doute pas que vous allez travailler à faire du Pays d’Uzès un territoire encore plus attractif. […] On espère qu’à terme on arrive à convaincre d’autres communes de venir nous rejoindre« , lance Fabrice Verdier.

Un diagnostic de la sécurité et de la prévention sur le territoire

Autre délibération adoptée à l’unanimité : la création du conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD). Ce dispositif réunissant plusieurs partenaires (collectivités territoriales, services de l’État, Département, justice, acteurs des secteurs économiques et sociaux…) est encadré par une charte déontologique. L’idée c’est de centraliser les informations et d’engager des actions concrètes et conjointes pour remédier aux problématiques de tranquillité publique et de prévention de la délinquance. Entre autres : l’éducation à la citoyenneté, notamment dans les quartiers, la proximité avec le redéploiement de la police et la gendarmerie… La première étape sera de réaliser un diagnostic territorial de sécurité et de prévention pour 44 000€, avec un bureau d’études spécialisé, pour mieux déterminer les orientations stratégiques.

Le grand plongeon se rapproche petit à petit. Lundi soir, il était encore question de la future piscine intercommunale. En décembre, les élus ont voté à l’unanimité pour la poursuite des études. Cette fois, l’assemblée a débattu du programme de l’opération et a autorisé le lancement du concours de maîtrise d’oeuvre. « On n’en est pas à choisir la couleur de la faïence mais on arrête le nombre de couloirs de nage« , lance Frédéric Salle-Lagarde, vice-président délégué aux Travaux. Le montant prévisionnel de l’opération est estimé à 6 971 000€ HT incluant la potentielle plus-value énergétique. Le bâtiment neuf comprendra un bassin de 25 m de long, avec quatre lignes d’eau (modulables à cinq si besoin), et un bassin d’apprentissage de 80 m2.

Pascal Gisbert (La Bastide-d’Engras) s’inquiète de se retrouver avec une piscine beaucoup plus chère à cause de l’évolution des prix des matériaux. Le président rassure : « On est conscients de ce problème mais personne ne peut le prédire. […] On a un peu de marge de manœuvre car le budget intègre la géothermie qui coûte presque 840 000 € qu’on n’est pas sûrs de pouvoir réaliser. On va peut-être se tourner vers le solaire. » Et Jean-Luc Chapon, maire d’Uzès, d’enfoncer le clou : « On a visité des piscines de quatre lignes qui coûtaient autour de 4,5 millions. On risque plus d’avoir des surprises dans le bon sens. »

Des efforts pour avoir une structure la plus durable possible

Patrick Méjean (Fontarèches) lui tique sur les coûts de fonctionnement « longs et qui se dégradent » et sur la hausse du prix de l’énergie. Fabrice Verdier rappelle « qu’il y a deux coûts majeurs dans une piscine : le chauffage à une température de 30 degrés et une eau autour de 28 degrés, et les ressources humaines« . Mais il veut se donner les moyens pour absorber le coût d’exploitation qui devrait tourner autour de 500 000€-700 000€. Par exemple, avec « un pool de maîtres-nageurs bien rémunérés et motivés peut attirer du public« . L’objectif étant de concilier les activités scolaires et la pratique familiale et sportive sur une zone de chalandise de 40 000 habitants.

Pas possible pour la piscine d’être labellisée « bâtiment durable Occitanie » mais Lydie Defos du Rau (opposition Uzès) espère que la CCPU ne lésinera pas sur l’ambition environnementale et durable, avançant que « ces investissements seront autant de coûts de fonctionnement en moins ensuite« . Là encore, Fabrice Verdier tempère : « Dans une piscine moyenne collective en France, un baigneur consomme 150 litres. L’objectif ambitieux que l’on s’est fixé, c’est 30 litres. » Le choix des matériaux sera déterminé plus tard par des professionnels et intégré au cahier des charges. Xavier Gayte (La Capelle-et-Masmolène) lui insiste sur le fait qu’il faille prendre en compte l’intégration paysagère et le confort acoustique du bâtiment. Pour conclure, le président a affirmé qu’aucune possibilité n’était écartée. Seul Pascal Gisbert a voté contre la délibération.

Marie Meunier

Et aussi…

Agriculture. La CCPU porte un projet visant à lutter contre les terres en friches et à y installer de jeunes agriculteurs. La communauté de communes va continuer son action foncière en lançant une nouvelle étude, dans le cadre du dispositif Terra rural. Le nouveau périmètre a été déterminé comprenant les communes d’Aigaliers, Bouquet, Fons-sur-Lussan, Lussan, Vallérargues, La Bruguière, Valliguières, Fontarèches et Saint-Laurent-la-Vernède.

Économie. Les élus ont décidé d’attribuer une subvention de 5 000€ à Batinatura, dont la candidature a été retenue dans le cadre du programme européen Leader (75 000€ de budget au total dont 20 000€ financés par le programme Leader). La SCOP (Société coopérative et participative), est basée à Saint-Quentin-la-Poterie et travaille à proposer des matériaux de récupération comme éco-isolant. L’objectif de l’entreprise serait de fabriquer ensuite en interne les matériaux. Patrick Méjean (Fontarèches) a tout de même mis en garde sur la situation géographique du point de fabrication qui est « relativement olfactif« …

Éducation. En fin de conseil, Gérard Dautreppe a fait un point sur les menaces de fermetures de classes sur le territoire de la CCPU. Il a listé Bourdic/Aubussargues, Arpaillargues, Saint-Dézéry (avec Castelnau Valence et Saint-Maurice-de-Cazevieille), Saint-Maximin et Argilliers (regroupement pédagogique)… Les membres du conseil communautaire vont envoyer un courrier cosigné à la direction académique. « Il y a encore des communes où le problème peut être revu au mois de juin. Par exemple, celles où il y a des lotissements en cours de construction« , indique l’élu. Lui-même a fait un état des lieux sur sa communes Arpaillargues-et-Aureillac : « 1 100 habitants, 132 résidences secondaires et 21 logements vacants. Cette situation n’apporte pas d’enfants.« 

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