Publié il y a 1 an - Mise à jour le 24.05.2023 - Corentin Migoule - 3 min  - vu 447 fois

ALÈS Cap sur le tome 2 pour le festival Passeurs de livres

Festival Passeurs de livres

Du 1er au 4 juin, la deuxième édition du festival Passeurs de livres irrigue la capitale des Cévennes.

- Corentin Migoule

Le festival Passeurs de livres créé l'an dernier par Alès Agglomération et l’association Alès Agglomération arts et histoire (AAAAH) ouvre son deuxième chapitre. Du 1er au 4 juin, l'édition portée par le thème de la beauté se tiendra en divers lieux de la capitale des Cévennes. 

La présentation de la deuxième édition du festival Passeurs de livres avait lieu ce mercredi 24 mai, en fin de matinée, dans la salle Odyssée du Hup. "Sans Christophe Rivenq, ce festival n’existerait pas. C’est lui qui le porte depuis fort longtemps. Il m'en avait parlé depuis le cinquième ou sixième Cabri d’Or", a d'emblée rappelé Alain Bensakoun, adjoint au maire d’Alès et conseiller communautaire d’Alès Agglomération.

Après avoir honoré le patron de l'Agglo, le président de l'Académie cévenole s'est attaché à dresser un bilan de la première édition qui, à ses yeux, a été "une grande réussite sur le plan qualitatif". S'il ne disait évidemment pas le contraire, Franck Belloir, directeur général du festival, a joué franc jeu en indiquant que l’an dernier, les auteurs n’ont "clairement pas assez vendus"

Festival Passeurs de livres
Du 1er au 4 juin, la deuxième édition du festival Passeurs de livres irrigue la capitale des Cévennes. • Corentin Migoule

Et le dernier nommé d'enfoncer : "7 500 entrées au festival, c’est bien. À Paris, ils sont impressionnés. Mais ce n'est pas assez !" C'est avec l'intention de "doubler la mise" en atteignant la barre symbolique des 15 000 visiteurs que Franck Belloir a élaboré cette deuxième édition portée par le thème de la beauté. À en croire Alain Bensakoun, le "riche contenu" proposé au cours de cet évènement qui constituera "la première grande manifestation culturelle après la candidature au label capitale française de la culture 2024" devrait l'y aider.

Les organisateurs du festival ont par ailleurs revu leur copie. Sans bénéficier d'une rallonge financière puisque le budget global de 130 000€ est équivalent à celui de l'an dernier, ils ont opéré "un gros effort" en matière de communication, en témoigne la distribution de plus de 80 000 programmes dans les boites aux lettres. Une réduction du nombre d’auteurs, de 200 à 100, entraînant par conséquent une baisse du nombre de conférences gratuites (40), a également sciemment été opérée.

Il s'agit de "recentrer" le public qui s’était "un petit peu éparpillé". "Avec deux à trois rencontres simultanées, je pense qu'on tient le bon format. J’ai bon espoir qu’on puisse remplir les salles", résume le directeur général du festival, qui reconnaît avoir essuyé "quelques déconvenues" quant au choix de la présidente. Car si Géraldine Muhlmann, laquelle a animé sur France Culture une série d'émissions "sur le beau et le bien" en lien direct avec la thématique du festival, a accepté la présidence, d'autres y avaient renoncé avant elle au motif que le trajet jusqu'à Alès s'avère bien souvent "dissuasif" pour les auteurs parisiens. 

De "pétillantes" nouveautés

C'est également une femme en la personne d'Anne-Sophie Stefanini qui succède à la romancière Laura Ulonati en qualité de marraine du salon du livre, véritable "cœur" battant de ce festival en réunissant plus de 60 éditeurs sous le chapiteau installé sur le parvis du Cratère. Passeurs de livres, festival qui "prend le temps de la réflexion et de son mûrissement", conserve son identité forgée d'après Franck Belloir sur deux caractéristiques majeures : "C’est le seul en France entièrement consacré à toutes les sciences humaines et le seul qui associe chercheurs et auteurs de fiction."

Quelques nouveautés notables agrémentent cependant l'évènement, dont les très enthousiasmantes "Pétillantes", autrement dit quatre soirées pour lesquelles il faut préalablement s’inscrire en déboursant 10 euros et avoir ainsi accès à un repas et une rencontre privatisée avec des auteurs. Des soirées se déroulant au Hup, au Barbusse et à la Storia, soit en dehors du Salon du livre, lequel se déroulera pour la première fois en nocturne (de 10h à 22h30 le samedi).

Une journée dédiée aux femmes des quartiers dits "prioriaires"

350 élèves sont déjà inscrits pour les rencontres pédagogiques avec les auteurs, tandis que le duo formé par Dominique et Lionnel Astier se réjouit à l'idée d'offrir une lecture dansée en préambule de la grande soirée inaugurale du vendredi 2 juin, à 20h, dans la grande salle du Cratère. La veille, une journée "quasi-exclusivement réservée aux quartiers prioritaires de la Ville" et mettant un fort accent sur les femmes aura ouvert le bal. 

D'ailleurs, après avoir essuyé quelques critiques, Franck Belloir l'assure : "ll y a parité entre les intervenants hommes et les intervenantes femmes tout au long de l'évènement." Celui-ci, porté par Alès Agglomération et l’association Alès Agglomération arts et histoire (AAAAH) coprésidée par Claude Savy et Henry Mouysset, n'aurait pas lieu sans "le très important mécénat" de l'entreprise Socom et la participation du CFA BTP de Méjannes-les-Alès en qualité de partenaire sur le volet logistique. 

Le programme complet de la deuxième édition du festival est à retrouver ici.

Corentin Migoule

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