Publié il y a 1 h - Mise à jour le 04.04.2026 - François Desmeures - 4 min  - vu 37 fois

ANDUZE Jazzoparc 2026 décline les influences du jazz dans les musiques du monde

Le New York Salsa all stars avec Yuri Buenaventura, lors du Jazzoparc 2025

- François Desmeures

Les billets du festival Jazzoparc 2026 sont en vente depuis ce vendredi matin. Pour sa 6ᵉ édition, du 24 au 26 juillet, le rendez-vous conserve la formule à trois soirées aux influences distinctes, avec un vendredi soir groovy night, un samedi dédié à la salsa, et un dimanche tourné vers l'Afrique, en l'occurrence le Bénin. Le tout en parvenant à tenir des tarifs toujours abordables. De quoi languir de retrouver les pelouses du parc des Cordeliers.

Le New York Salsa all stars avec Yuri Buenaventura, lors du Jazzoparc 2025 • François Desmeures

Le choix est assumé, alors que le rendez-vous s'impose désormais comme un incontournable du calendrier estival : Jazzoparc est un festival qui dépasse le seul jazz. "On veut quand même affirmer qu'on n'est pas que du jazz, confirme Philippe Couret, directeur du festival. Dans notre ADN, on met en avant les musiques du monde et le jazz ne doit pas être vu comme une frontière, mais comme un point de rencontre." Le thème de chaque soirée n'est donc pas le jazz de la Nouvelle-Orléans, avant celui de New York. Mais trois propositions au caractère bien tranché, entre groovy night, fiesta latina et musique africaine.

Le groove va donc s'emparer du parc des Cordeliers dès le premier soir, après une ouverture du festival par la flûtiste Ludivine Issambourg. Jazz-funk, soul, groove, elle transporte son art à des années lumière du bas apprentissage que chaque élève de collège a souffert avec cet instrument à vent, pour l'emmener vers de l'électro-jazz ou du hip hop. Philippe Couret voit en elle un style à la Gil Scott-Heron.

La flûtiste Ludivine Issambourg • DR

La soirée sera ensuite portée par les influences funk et soul. Avec Electro Deluxe, groupe français, dont le son "se situe quelque part entre la culture live de Prince, le souffle cuivré d’Earth Wind & Fire et l’élan funk moderne d’un groupe comme Jamiroquai", décrit Philippe Couret. Leurs concerts laissent aussi transparaître une culture hip hop. Pendant leur set, les Electro Deluxe feront une grande place à la chanteuse de KennedAdministrationon, formation new-yorkaise qui mélange soul et jazz.

Après un samedi de l'édition 2025 où la danse avait soulevé la poussière du parc, celui de l'édition 2026 promet tout autant d'entraîner le public dans la danse. La salsa latina de la soirée s'oriente vers Cuba et New York. Le pianiste virtuose Alfredo Rodriguez, figure du jazz cubain, vient porter sur scène, en version sextet, son album Take Cover !, "du mainstream tordu en latin jazz, résume Philippe Couret, avec notamment le percussioniste Pedrito Martinez, génie de la tradition afro-cubaine, et la chanteuse Alana Sinkëy".

Le cubain Alfredo Rodriguez • D. G.

En deuxième partie, la salsa new yorkaise du Spanish Harlem Orchestra viendra défendre la salsa brava dont il est l'un des meilleurs représentants. "La maison mère de la salsa des années 70, s'enthousiasme Philippe Couret, formée il y a vingt ans par le pianiste Oscar Hernandez", qui fut notamment compagnon de route de Ray Baretto et Celia Cruz. "C'est un peu le Buena Vista new-yorkais", résume le directeur du festival. Un collectif d'une douzaine de personnes sur scène, tout autant héritier du jazz américain que de la salsa cubaine.

Dans un titre clin d'œil, la dernière soirée s'intitule "Un dimanche à Cotonou", en référence à la grande ville portuaire du sud du Bénin. "La culture béninoise rayonnera sur toute la journée en ville, détaille Philipe Couret, et même très tôt dans le parc avec de la restauration africaine. On fait venir le Gangbé Brass Band, une fanfare du Bénin, qui va ouvrir le bal. Née à Cotonou, leur musique est construite sur la rencontre entre les cuivres, les rythmes enracinés du Bénin, les dynamiques du jazz, l’énergie de l’afrobeat et les pulsations vodou."

Puis, pour terminer en beauté, après Tiken Jah Fakoly en 2025, la star du festival 2026 s'appelle Angélique Kidjo. Après 40 ans de carrière, la Béninoise aux cinq Grammy Awards est actuellement en tournée pour son nouvel album, Hope, qui accueille des invités comme Pharrell Williams et sortira le 24 avril. La virtuose qui, enfant, rêvait de devenir avocate pour les droits humains est aussi, depuis près de 25 ans, ambassadrice pour l'UNICEF. Une fin de soirée entre pop, afrobeat, funk ou gospel.

La chanteuse béninoise Angélique Kidjo • DR

Bien évidemment, après les concerts, la soirée s'achève en musique et en dansant sur la placette du parc des Cordeliers, jusqu'à l'heure autorisée… La semaine du festival, des stages de danse, de gospel, de brass band ou d'orchestre salsa sont proposés, et des animations se tiendront gratuitement en marge du festival. Trois petits concerts sont également prévus, à Saint-Christol-lès-Alès, à la Bambouseraie et à Saint-Nazaire-des-Gardies, mais leur programmation n'est pas encore arrêtée.

Avec les 140 bénévoles du festival, "on réfléchit toujours à améliorer l'expérience festivalière, de la scénographie jusqu'à la restauration, avance Philippe Couret, alors que Jazzoparc est déjà multi-labellisé, notamment pour ses actions en matière d'écologie. On essaie de pousser le côté 'événement cévenol', on invite les gens à venir découvrir de la culture."

Et pour que la fête reste ouverte au plus grand nombre, Jazzoparc se bat pour conserver des tarifs abordables, avec un pass trois soirées à 79,95 € en plein tarif. Un prix dérisoire rapporté au nombre de musiciens des groupes invités... Il est aussi possible de combiner deux soirées, ce qui fait encore descendre le prix par soirée. "On veut garder cette musique live vivante, qui se déploie dans quelque chose d'organique, dans les interactions entre musiciens et entre les musiciens et le public", décrit Philippe Couret. En espérant, toujours, que ce dernier réponde présent.

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