Publié il y a 1 h - Mise à jour le 03.04.2026 - Abdel Samari - 2 min  - vu 207 fois

ÉDITORIAL Carte scolaire : le Gard face à la baisse des élèves

Photo d'illustration : Anthony Maurin)

Entre baisse démographique, maintien des écoles rurales et école inclusive, l’Éducation nationale doit arbitrer.

Habituellement, la colère gronde plus tôt. Mais cette année, municipales obligent, les services du directeur académique ont temporisé. Il a fallu attendre l’installation des nouveaux maires pour voir tomber les premières indications sur la carte scolaire 2026-2027. Depuis quelques jours, tout s’accélère. Réunions en cascade. Premières mobilisations de parents d’élèves et d’enseignants. Et dans quinze jours, le verdict. Un verdict qui ne fera pas que des heureux. Car la réalité est là, brutale : le Gard perd des élèves. Beaucoup d’élèves : 5 000 en dix ans. Et la chute pourrait encore s’accélérer d'ici à 2028. Difficile, dans ces conditions, d’échapper aux règles de l’arithmétique. Moins d’élèves, moins de classes. Moins de classes, moins de postes. Les suppressions semblent inévitables. Reste à savoir combien. Une cinquantaine selon certains syndicats. Hypothèse crédible ? Le Dasen, lui, garde ses cartes. Mais tout ne se résume pas à des chiffres. Car derrière cette baisse démographique, une opportunité existe. Celle d’améliorer enfin les conditions d’apprentissage. Des classes moins chargées. Un meilleur suivi des élèves. Sur le papier, l’équation est séduisante. Encore faut-il la transformer en réalité. La stratégie, en tout cas, se veut à long terme. Pas de vision donc sur une année civile, assurent les services de l’Éducation nationale. Une adaptation plutôt territoire par territoire. Avec un principe clair : préserver le rural. Comme depuis 2023 et l'arrivée de Christophe Mauny. Car fermer une classe, dans un village, ce n’est jamais anodin : c’est une école fragilisée, des services publics qui vacillent. Et parfois, tout un équilibre local qui se fissure. Dans les zones prioritaires, les dédoublements de classes ont montré leur efficacité. Les résultats sont là. Reste un défi majeur : l’école inclusive. L’accueil des élèves en situation de handicap progresse, mais les besoins restent immenses. La volonté existe. Les moyens aussi, potentiellement, grâce à la baisse des effectifs. Alors oui, l’enjeu n’est plus seulement quantitatif. Il est qualitatif. Mais entre l’intention et l’action, il y a un pas. Et c’est précisément celui qu’il faudra réussir à franchir. Un sacré défi.

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