Désormais habitué au tribunal correctionnel, Nourredine comparaît une énième fois pour des faits de vol. Comme à l’accoutumée, il aurait brisé les vitres de plusieurs voitures, y dérobant au passage cartes bleues et portefeuilles. Des larcins qu’il aurait commis à Nîmes, de 2020 à 2024. L’un d’eux a notamment été commis aux abords d’un funérarium. La victime se serait garée en oubliant de verrouiller son véhicule. Résultat : Nourredine lui a volé sa sacoche comportant ses documents d'identité et sa carte bleue. Des cartes bleues qu’il utilise ensuite dans les bureaux de tabac locaux. Il y est formellement identifié à plusieurs reprises sur les caméras de vidéosurveillance des différents établissements.
« Il a utilisé la carte bleue pour acheter des bonbons », plaide maître Ludivine Gloriès, intervenant pour la défense du prévenu. Face à la cinquantaine de condamnations sur le casier du prévenu, quasi-intégralement pour des faits de vol, l’avocate plaide la cleptomanie. « Si cet homme vole, c’est parce qu’il souffre. C’est une pulsion, on ne peut pas lutter contre », ajoute son conseil. Un axe de défense qui a déjà été exploité lors d’une de ses précédentes condamnations, par maître Khadija Aoudia, anciennement son conseil.
Après délibération, le prévenu a été déclaré coupable des faits lui étant reprochés. Une nouvelle condamnation – 58e ! - fait de lui le champion de la délinquance gardoise. À 56 ans, il a passé plus de 25 ans derrière les barreaux. En répression, le tribunal présidé par Édouard Le Jan l’a condamné à 18 mois d’emprisonnement avec maintien en détention. Repoussant alors sa remise en liberté, originellement fixée à mars 2029. N’ayant pas eu son compte, le prévenu va de nouveau être présenté devant le tribunal correctionnel, jeudi 12 février prochain.