Ce lundi, le procès des deux jeunes nîmois appartenant à la communauté des gens du voyage, qui se seraient rendus responsables de plusieurs home-jackings violents, notamment sur des seniors, s’ouvre devant la Cour criminelle du Gard. Les faits, particulièrement violents, ont été commis entre le 21 avril et le 28 mai 2024 dans les communes de Milhaud, Caissargues, Bernis et Caveirac. Les prétendus cambioleurs ont été interpellés en juin 2024.
Les deux hommes, âgés d’une petite vingtaine d’années au moment des faits, disposent d’un casier judiciaire vierge. Un élément qui ne semble pas avoir éludé leur mode opératoire bien ficelé. L’un des deux jeunes se serait présenté aux domiciles de leurs éventuelles victimes, prétextant un besoin quelconque. L’objectif ? S’assurer qu’elle habite seule. Une fois les vérifications faites, les cambrioleurs sont revenus, cette fois à deux. Utilisation d’une arme, menaces de mort et violences, ils ne lésinent pas sur les moyens pour dérober moyens de paiement, bijoux et argent liquide aux personnes âgées pétrifiées. Les deux hommes seront défendus respectivement par Maître Dounia Hamchouch et Maître Marc Gallix. Maître Christine Tournier-Barnier interviendra pour porter la voix des parties civiles.
Les débats ont débuté aujourd’hui par l’évocation de leurs personnalités respectives, grâce à une enquête menée par les services compétents. Pour les faits leur étant reprochés, ils risquent les peines de 20 ans de réclusion criminelle et 3 ans d’emprisonnement pour détention d’armes soumises à autorisation. Leur sort devrait être fixé mercredi 18 février prochain, après délibération des cinq magistrats de la cour criminelle du Gard, présidée par Claire Gadat.