Publié il y a 1 an - Mise à jour le 23.05.2023 - Coralie Mollaret - 2 min  - vu 1526 fois

EXPRESSO À quoi ressemblera Nîmes métropole dans dix ans ?

C’est le défi que se sont lancés les élus de l’Agglo pour l’actualisation du projet de territoire, entériné la semaine dernier en conseil communautaire.

À quoi ressemblera Nîmes métropole dans 10 ans ? C’est l’épineuse question que se sont posés les élus de l’Agglo « pendant de longs mois », souligne le premier vice-président chargé de l’Aménagement du territoire, Frédéric Touzellier. La semaine dernière, en conseil communautaire, le moment était à marquer d’une pierre blanche pour l’édile : « La réactualisation du projet de territoire à l’horizon 2032 est le fruit d’une réflexion commune pour relever les défis à venir. » Dont un paradoxe : « Nous sommes un département avec un chômage à deux chiffres quand nous avons du mal à répondre aux demandes des entreprises recherchant du foncier. » 

« Pourquoi à Avignon, la Région paie la navette entre les deux gares ? »

La réactualisation du projet de territoire se découpe en trois axes. Le premier, une Agglo « structurée et connectée » dans lequel on retrouve un important volet dédié aux transports : la création de la troisième voie entre les deux gares de Nîmes, le renforcement de la ligne TER entre Nîmes/Grau-du-Roi ou encore la mise en place d’un chronobus pour désengorger le Petit Vedelin, Langlade et Bernis. « Dites, qui va payer le fonctionnement de la troisième voie ? », balance l’opposant nîmois Vincent Bouget, taxant le projet « d'assez creux ». Sa remarque n’a pas laissé de marbre le président de Nîmes métropole, Franck Proust : « On sait très bien qui doit payer le fonctionnement ! Après on veut ou on ne veut pas…. Mais pourquoi à Avignon, la Région paie la navette entre les deux gares ? »

Le deuxième axe porte sur « une Agglo dynamique et productive » avec un zoom sur le projet de base européenne de la sécurité civile : « Le dossier a été déposé le 17 mai à la Commission européenne. » Autre dossier : le Palais des congrès. Là-aussi, Vincent Bouget s'interroge : « Va-t-il y avoir une rallonge de Nîmes métropole ? » Question qui restera sans réponse... Nîmes métropole aspire également à créer une cuisine centrale à l’horizon 2028. « Dommage que ce soit aussi tard… », déplore l’élue macroniste Valérie Rouvérand. Et au maire de Marguerittes et vice-président chargé des Fonds de concours, Rémi Nicolas, d’appeler « à un débat en matière de prise de nouvelles compétences comme l’urbanisme ».

Enfin, le troisième axe, « une Agglo solidaire et engagée » a repris le projet de rénovation urbaine ainsi que la réflexion portée sur la réutilisation des eaux usées. Un véritable enjeu au regard de la sécheresse historique qui frappe le Gard. Sur la question des nouvelles compétences, Franck Proust s’est positionné en chef d’orchestre : « Dans un EPCI (Établissement public de coopération intercommunale), on ne peut gérer que les compétences que délèguent les maires. Le législateur va nous pousser à prendre des compétences supplémentaires. Plutôt que de nous les imposer, autant l'appréhender ensemble. » Et de proposer la venue d’un expert pour évoquer la question du transfert de la sacrosainte compétence urbanisme.

Coralie Mollaret

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