« La soi SRU (solidarité et renouvellement urbain, qui impose une quantité minimale de logements sociaux aux communes de plus de 3 500 habitants, ndlr) fait parie de ces lois prises à Paris qui ne tiennent absolument pas compte des spécificités locales, c’est 25 % pour tout le monde », lance Florent Grau. Si sur la circonscription certaines communes, comme Bagnols et ses 32 % de logements sociaux, respectent la loi, d'autres, comme Villeneuve ou Rochefort-du-Gard, n'y sont pas.
En conséquence, « nous devons payer des pénalités importantes, nous sommes arrivés jusqu’à 240 000 euros, explique le maire de Rochefort Rémy Bachevalier. Il nous manque 586 logements pour être conforme au seuil SRU, c’est totalement inatteignable, la loi ne prend pas en compte la spécificité du territoire, notre commune est pavillonnaire et je n’ai plus de terrains communaux. » Idem du côté de Villeneuve, où la maire Pascale Bories appelle « à tenir compte des spécificités des communes. »
S’il ne remet pas en cause « le besoin » de logements sociaux, Florent Grau pointe les cas de ces communes qui atteignent le seuil de 3 500 habitants. « Pujaut a dépassé ce seuil et se retrouve en difficultés, privée totalement de sa Dotation globale de fonctionnement pour payer les pénalités SRU, obligée d’augmenter les impôts », poursuit-il. Le tout dans un contexte où « le ZAN (zéro artificialisation nette, ndlr) arrive, l’État va demander d’arrêter d’imperméabiliser les sols, comment les communes vont-elles arriver aux 25 % sans imperméabiliser pour construire ? », reprend-il. En attendant, « l’État presse les communes pour construire à tout va, sans respecter les paysages », rajoute Pascale Bories. Alors Florent Grau annonce que s’il est élu, il luttera « pour prendre en compte les particularismes et la subsidiarité, il faut gérer au niveau local, faire confiance aux communes, les libérer. »