Ce samedi, le conseil municipal de Nîmes a entériné plusieurs décisions. Parmi elles, une modification concernant le contrat pour la gestion des monuments romains de la ville. Nîmes ayant confié cette gestion à la société Édéis Romanité jusqu’en 2031. En séance, le nouvel adjoint à la culture, Denis Lanoy, détaille les deux modifications. La première : le changement de nom du délégataire, acté en mars dernier, passant donc d’Édéis Romanité à « Aura Romanité ».
L'opposition monte au créneau
La seconde : l’annulation de trois spectacles nocturnes en août prochain (sur les six prévus) dans les arènes. In fine, « Le rêve du gladiateur » ne sera joué que les 6, 7 et 8 août à 21 h 30. « La réduction de ce passage est due aux autres utilisations des arènes et permet une meilleure gestion, pour le personnel, du planning des arènes », justifie l’adjoint. Le RN, par la voix du conseiller municipal Jean-Marie Launay, critique : « La redevance va baisser puisqu’il y a deux fois moins de spectacles. Les Nîmois sont donc doublement perdants… Et cela pour des raisons de mauvaise organisation ! »
Autre élu à monter au créneau : Franck Proust, ex-premier adjoint de la municipalité qui a conclu le contrat avec Aura Romanité. « Avez-vous bien mesuré l’impact économique d’une telle décision ? Les spectacles dans les arènes remplissent nos hôtels, restaurants, cafés… Il eût été plus sage de bien analyser les retombées et ensuite de décider. Ce n’est pas une très bonne décision. » Denis Lanoy lui répond : « Cette décision a été prise avant les élections… » Rires dans le conseil. « Non, il n’y a pas eu d’arbitrage politique », rétorque Franck Proust.
Denis Lanoy : « Ça arrange bien l’entreprise de pouvoir faire des économies »
L’adjoint poursuit son explication : « Il y a une baisse de fréquentation des spectacles proposés par Aura Romanité. Ça arrange bien l’entreprise de pouvoir faire des économies d’échelle. A priori, il n’y aura pas de baisse de fréquentation… Le fait de passer à trois spectacles est une sage décision. » Selon le dernier compte rendu de la gestion des monuments romains produit par le délégataire, les spectacles sont en baisse. En 2024, le spectacle de mai, Germanicus et la colère barbare, et celui d’août, La légende des jardins, ont réuni 52 691 spectateurs contre 63 842 en 2023.
Enfin, le nouveau maire qui, dans l’opposition, avait critiqué le contrat passé avec Édéis, n’a pas manqué de commenter : « Édéis est déficitaire… Or, la convention est basée sur les résultats ! La programmation du Festival de Nîmes, avec 30 dates de concert, de façon assez exceptionnelle, réduit les possibilités de voir d’autres spectacles. » Et d’ajouter : « Quand on vous dit des choses, on s’appuie sur le travail des services, que je ne veux pas remettre en cause tant ils sont efficaces… »