Politique
Publié il y a 4 ans - Mise à jour le 04.04.2018 - coralie-mollaret - 2 min  - vu 905 fois

NÎMES Zones d’activité économique : la décision du préfet repoussée

Fin diplomate, le préfet se donne jusqu’à fin avril pour trancher sur le conflit entre la Ville et Nîmes métropole concernant le transfert des zones d’activités économiques.
Le président Centriste de Nîmes métropole, Yvan Lachaud, et le maire Les Réupblicains de Nîmes, Jean-Paul Fournier (Photo : Coralie Mollaret)

C’est l'étincelle qui a mis le feu aux poudres entre le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, et le président de Nîmes métropole, Yvan Lachaud. Depuis novembre, l’Agglo travaille à la reprise des zones d’activités économiques de ses communes. Un transfert de compétence prévu par la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République) au 1er janvier 2018.

Seulement avec la ville de Nîmes, le dossier coince... Jean-Paul Fournier n’est pas d’accord sur la somme réclamée par l’agglomération pour assurer les dépenses liés aux investissements sur ces zones, soit 470 000€. La Ville les a quant à elle estimé à un montant beaucoup plus faible : 159 000 €.

Las des conflits perpétuels avec Nîmes métropole, Jean-Paul Fournier a retiré sa délégation finances à son adjoint aux finances, Yvan Lachaud, lors du conseil municipal de décembre, sous prétexte d'un manque de confiance. Ce divorce marque la fin 14 ans de mariage entre les deux leaders de la droite gardoise et, surtout, le début d'une lutte politique pour les municipales de 2020. 

Décision attendue fin avril

Aujourd’hui, ce dossier brûlant est entre les mains du préfet du Gard, Didier Lauga. Dans un premier temps, le haut fonctionnaire prévoyait de régler ce litige en mars. Visiblement, les choses semblent plus compliquées que prévues...

Dans ce conflit très politique, les services de l’État respecteront stricto sensu les textes de loi. Ces derniers prévoient de calculer les montants du transfert en réalisant une moyenne des dépenses d’investissement sur les cinq dernières années, et sur les trois dernières années pour celles liées au fonctionnement.

Mais la difficulté réside surtout dans l’identification des dépenses effectuées par la mairie. Afin d’éviter que la décision du préfet ne fasse l'objet d’un recours ultérieur, les services préfectoraux ont épluché à la loupe la comptabilité. Didier Lauga se donne jusqu’à fin avril, début mai pour se prononcer. Histoire d’éviter que son avis ne soit le prétexte à une nouvelle bataille dans la lutte Fournier-Lachaud et ne jette de l'huile sur un feu qui est loin d'être éteint.

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

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