Une nouvelle mandature s’ouvre à Nîmes Métropole. Après la pause estivale, les élus reprendront le chemin du Colisée, dès le 31 août, avec la tenue d’une première commission sur le « cadre de vie et la solidarité ». S’ensuivront d’autres groupes sur les « infrastructures et réseaux » ou les « affaires générales ». C’est d’ailleurs cette dernière commission qui sera, au cours du mandat, chargée de faire évoluer la doctrine sur les fonds de concours.
Le premier vice-président de Nîmes Métropole, Rémi Nicolas, qui a conservé la délégation aux fonds de concours, le souligne lui-même : « Aujourd’hui, ces crédits financent de lourds investissements comme des gymnases ou des salles des fêtes. Or, les petites communes, elles, n’ont pas de tels projets. » Et d’envisager de « les faire évoluer pour que les maires des petites communes puissent bénéficier d’une doctrine dérogatoire ».
À Mauressargues, 180 habitants, la municipalité n’est même pas arrivée à consommer ses crédits : « Sous le précédent mandat, nous avions eu droit à 120 000 €. On aurait été obligés de faire 700 000 € de travaux pour les toucher. C'est impossible ! Il faudrait que ces aides soient ouvertes aux travaux de voirie ou à l’achat de matériel… », relève le nouveau maire, Mathieu Saignol.
Même constat de la part du maire de Moulézan, Thomas Pic : « Nous souhaiterions que le champ d’intervention soit élargi. Pourquoi ne pas permettre qu’ils puissent financer davantage de projets, comme la rénovation de la voirie ou l’achat de matériel pour les services techniques, comme une épareuse pour entretenir les ruisseaux ?» Et de conclure : « Pour une grande commune, une aide de 100 000 euros représente peut-être 0,1 % du budget. Pour nous, c’est près d’un quart de notre budget ! » Deux salles, deux ambiances.