À trois mois des élections sénatoriales, la famille socialiste n'est toujours pas en ordre de bataille. Tous attendent la décision définitive de la direction nationale, qui a un dilemme : suivre le vote militant, en investissant Alexandre Pissas, ou adouber le sénateur sortant, Denis Bouad qui, après avoir annoncé renoncer à se présenter, a finalement décidé de maintenir sa candidature. C'est dans ce contexte que Jean-Christophe Muller a publié, ce lundi, un message sur les réseaux sociaux. Le représentant du texte de Boris Vallaud, lors du dernier congrès, appelle les socialistes à remettre de l'ordre.
« La possibilité d'avoir deux sénateurs de gauche s'éloigne »
« Mes camarades socialistes sont en train d'inventer ou de renouveler la machine à perdre… », regrette-t-il. « Les dissidences avérées ou potentielles risquent de nous faire perdre, malgré l'union apparente des gauches. » Ainsi, « la possibilité d'avoir deux sénateurs de gauche, ce qui n'est plus le cas depuis 12 ans, s'éloigne. » En tant que « petit responsable socialiste », « j'aimerais que les personnes concernées prennent la mesure de ce que nous avons changé de monde politique... »
Et d'adresser, un autre message (sans les citer) à Denis Bouad et d'Alexandre Pissas : « Je pense que les gens qui ont mon âge ou un peu plus doivent avoir la sagesse de s'arrêter ou d'indiquer comment ils comptent le faire dans des temps raisonnables ! Ce n'est pas une question de casting, c'est le défi du renouveau et l'exigence d'une dynamique vertueuse de rassemblement ! »