Société

ALÈS Les syndicats dénoncent des violences policières lors des manifestations

Sous-préfecture d'Alès. EL/OG
Sous-préfecture d'Alès. EL/OG

La semaine dernière, 4 représentants de syndicats (CGT, Solidaires, FO et FSU) étaient reçus à leur demande par le sous-préfet d'Alès. Objectif : déposer une motion contre la répression exercée par les forces de l'ordre lors des manifestations.

La rencontre a duré plus d'une heure entre l'intersyndicale et le représentant de l'Etat. "On a assisté à des actes inadmissibles de la part de policiers alésiens. Par exemple la Brigade anti-criminalité isolant des jeunes en marge d'une manifestation", fustige Alain Perrod, membre de FSU. "Une autre fois, lors d'un mouvement de foule, une personne a voulu partir en courant, un agent lui a fait croche-pied, elle a eu le bras cassé", renchérit Jacques Giniers, Sud Solidaires.

Finalement, les syndicats dénoncent une attitude générale de l'Etat envers les manifestants. "Ce n'est plus du maintien de l'ordre, c'est de la répression, ils vont au contact", assurent-ils. "Certes, il ne faut pas casser, mais on peut faire un effort de compréhension. Nous ne sommes pas une troupe de soldats encadrés par des caporaux", demande Solidaires.

Le sous-préfet rejette ces accusations et blâme les provocateurs. "Je suis attaché à la liberté syndicale. Mais les violences ne relèvent pas de cette liberté. J'ai vu des jets de pierres et de peintures sur des policiers. Je ne suis pas au courant de personnes qui ont été agressées par des policiers. Si c'est le cas, elles doivent le signaler", répond Olivier Delcayrou.

L'intersyndicale lui a remis une motion nationale réclamant la fin de l'Etat d'urgence et la relaxe pour tous les "militants" poursuivis. Le sous-préfet a assuré sa transmission aux autorités compétentes.

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Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

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