Politique

PONT-SAINT-ESPRIT Municipales : Claire Lapeyronie affirme que « le PCF cherche la rupture »

Le maire de Pont, Claire Lapeyronie, et le conseiller municipal Benjamin Desbrun (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Depuis plusieurs semaines, il y a de l’eau dans le gaz entre le maire de Pont-Saint-Esprit, Claire Lapeyronie, et le Parti communiste français (PCF) qui fait partie de la majorité actuelle. Le maire a décidé de répondre aux communistes et elle ne retient pas ses coups.

« Un sentiment de tristesse ». Quand on lui demande ce qui domine au moment d’évoquer la situation conflictuelle avec le PCF, Claire Lapeyronie se dit « triste. » Il faut dire que, comme elle le rappelle, la liste large, qui va du PCF à la Droite en passant par des non-encartés et des socialistes, « ça a marché depuis 2011, et ça marche aujourd’hui au quotidien. » Elle, qui affirme avoir « une sensibilité de Gauche », réaffirme qu’elle n’est encartée nulle part et qu’elle n'a pour seule ambition que de « conduire une liste d’union citoyenne, républicaine, de femmes et d’hommes compétents. »

Une démarche qui a plu à La République en marche, le parti présidentiel ayant décidé dans l’été de soutenir sa candidature. Un soutien aussi justifié par le "risque Rassemblement national", dans une ville ou le parti d’extrême-Droite fait de gros scores. « J’ai accepté ce soutien dans la même philosophie, sans contrepartie : ni sur le nombre de colistiers, ni sur leur positionnement dans la liste », affirme-t-elle, quand son conseiller municipal Benjamin Desbrun ajoute que « c’est un soutien, pas une investiture. »

« Une posture un peu pitoyable »

Un soutien qui a déplu aux communistes mais « ce qui cristallise, c’est LREM », croit savoir la première édile. Dans la foulée, les communistes auraient eu, selon elle, des méthodes inacceptables : « Quand j’ai rencontré des personnes du PCF, elles ont montré des exigences sur le nombre et la position de colistiers, et un des membres de l’équipe actuelle a mis une forte pression sur le choix de mon futur premier adjoint. » Le tout « dans une posture de menace. Ce sont des manœuvres politiciennes d’un autre âge », affirme Claire Lapeyronie, qui aurait dit à l’élu en cause qu’il « n’aurait pas sa place dans la future liste. »

Plus loin, la maire affirme que « la rupture, c’est le PCF qui la cherche. » Dans le collimateur de l’élue, la conférence de presse du PCF mardi dernier, au cours de laquelle les communistes ont fait un compte-rendu de leur rencontre avec Claire Lapeyronie et son adjointe, Christine Clerc. « Ils ont fait un rendu mensonger de mes propos et ont tenu des propos à mon égard et à celui des futurs membres de la liste d’une violence inadmissible, s’étrangle le maire. Cette posture radicale, je la condamne fermement. » Et Claire Lapeyronie d’enfoncer le clou en parlant carrément de « désinformation » et d’une posture « un peu pitoyable. »

Pour elle, les communistes se trompent de combat en « transposant la politique nationale à l’échelle locale. Ils sont hors-sujet. » Quant à la piste, évoquée à demi-mot, d’une Agglo gouvernée par LREM qui souhaiterait se débarrasser des communistes spiripontains, « c’est une théorie du complot. Ils réécrivent l’histoire et se font des films. C’est complètement faux », balaye l'élue.

Bref, le divorce semble consommé avec les communistes. Semble seulement car Claire Lapeyronie affirme que « si des personnes de ce parti ou d’autres veulent rejoindre notre projet, pas de problème », et va même jusqu’à dire plus tard que des communistes, dans sa liste, « il y en aura. » « Rien n’a changé, sauf leur positionnement à eux », résume Benjamin Desbrun.

La liste emmenée par Claire Lapeyronie sera « renouvelée de moitié », et sera bouclée « à la mi-novembre. D’ici là, il faudra que les personnes se soient positionnées. » L’épilogue de ce feuilleton politique est donc proche. Il sera alors temps « de travailler ensemble pour co-construire un projet à soumettre aux Spiripontains en mars », conclut l'édile.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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