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EN VIDÉO Municipales : à Nîmes, le tournant à Gauche de Daniel Richard ?

Ce matin sur les quais des Jardins de la Fontaine, présentation de l'alliance à Gauche de Daniel Richard (Photo : Romain Cura)

Dans la course pour les Municipales, l’ex-PDG soutenu par les écologistes a rallié à lui la France insoumise et le Parti socialiste. Une nouvelle étape dans la stratégie d'un candidat qui cherchait à ratisser large. 

Certains l’ont peut-être sous-estimé un peu vite. Arrivé dans la vie politique nîmoise tel un extra-terrestre, Daniel Richard, 74 ans, est plus stratège qu’il n’y paraît. Crédité de 23% d'intentions de vote selon notre sondage Opinionway, l'homme à la crinière blanche se pose en challenger du maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier.

D'ailleurs ce matin, c’est depuis son nouveau local de campagne, au quai de la Fontaine, que le candidat soutenu par les écologistes a rassemblé la presse. Étrange coïncidence, son local est installé en lieu et place de l’ex-permanence du parti Les Républicains, qui n'avait plus les moyens de payer le loyer...

Le lieu est donc symbolique pour annoncer l'arrivée de ses nouveaux alliés de Gauche, que sont la leader de France insoumise, Karine Voinchet et de son homologue socialiste, Jérôme Puech. « J’ai pris conscience de l’urgence écologique », jure Jérôme Puech. Quant à Karine Voinchet, elle animée d'une énergie réformatrice : « Nous voulons libérer la ville de 20 ans d'immobilisme. Alors oui, le chemin a été long mais nous avons compris les motivations de Daniel Richard et dépassé nos a priori. »

Les 10 premiers noms de la liste 

Pour composer sa liste, Daniel Richard se veut « alchimiste » : « 40% d’écologistes, 30% pour les socialistes et 30% pour la France Insoumise. » La part belle a été faite aux écologistes, dont le parti de Yannick Jadot a enregistré 13% à Nîmes aux Européennes de mai. « Le temps de l’écologie et du changement est venu. Nous nous inscrivons avec la volonté d’apporter l'alternative à la gestion irresponsable de l’équipe municipale depuis 18 ans », scande Sibylle Jannekeyn, membre d'EELV. 

En pratique, les dix premiers noms de la liste se présentent comme suit et dans cet ordre : Daniel Richard, tête de liste sans étiquette, suivi par l'écologiste Sibylle Jannekeyn, le socialiste Jérôme Puech, l'insoumise Karine Voinchet, le trésorier d’EELV, Patrick Forest, la socialiste Michelle Faury, l’ex-écolo Franck Médina, l’écolo et militante UNSA Meiké Fusat, l’insoumis Pierre Leufflen et Lisbeth Guérin-Grail du Parti radical de Gauche.

Et le reste de la Gauche ?

Ce tournant à Gauche laisse toutefois quelques personnes sur le carreau : l'alliance avec Jean-Paul Boré a été rompue la semaine dernière. Le leader de l’association politique TPNA (Tous pour notre avenir) avait réalisé 9% aux Municipales 2014. Le Nîmois semble payer son rapprochement avec La République en marche et la stratégie de Daniel Richard de privilégier ses partenaires de la France insoumise.

« Nous avions clairement posé comme limite une alliance trop large avec des candidats LREM », avoue Karine Voichet, dont le parti est arrivé en tête avec 23,9% à la présidentielle 2017. À noter également l'absence des élus communistes d’opposition, peu aimés de Daniel Richard et de François Séguy,un insoumis, membre du Parti de Gauche, opposé à l'alliance avec un ex-PGD converti à la cause écolo. « Ni de Droite, ni de Gauche », le candidat Richard espère ratisser large. L’avenir dira s’il a bien fait de s’exonérer d’une partie de cette Gauche, implantée et impliquée sur le terrain nîmois.  

CM

coralie.mollaret@objectifgard.com 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

2 réactions sur “EN VIDÉO Municipales : à Nîmes, le tournant à Gauche de Daniel Richard ?”

  1. « Ni de Droite, ni de Gauche », le candidat Richard
    Ni de droite et en même temps ni de gauche, ça ne vous rappelle rien ? Un petit effort et vous comprendrez où vous mène ce « non-encarté ».

  2. « dont le parti est arrivé en tête avec 23,9% à la présidentielle 2017. »
    C’est faux et il serait bon qu’un journal comme le vôtre rectifie. Ce n’est pas le parti (LFI, qui d’ailleurs n’est pas un parti) qui a fait 23,9% à la présidentielle, c’est Jean-Luc Mélenchon, qui a reçu à cette occasion le soutien de nombreux électeurs qui n’ont rien à voir avec LFI. Il faudrait une bonne fois pour toutes tordre le cou à cette contrevérité. Merci

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