Politique

NÎMES Jean-Paul Fournier, à propos de Laurent Burgoa : « Le Sénat lui est monté à la tête ! »

Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes, et Laurent Burgoa, conseiller départemental et sénateur (Photo Anthony Maurin).

« Il faut que Laurent Burgoa arrête de s’exciter avec ça ! » Ça, pour le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, c’est la volonté du conseiller départemental Les Républicains de rafler provisoirement la présidence du Département, à quatre mois des prochaines élections. 

De retour en mairie, c’est un maire tout sourire qui a reçu Objectif Gard pour une interview. Un entretien après sa "quarantaine" de sept jours à domicile, Jean-Paul Fournier ayant été testé positif au covid-19. Que les Nîmois se rassurent, la période de confinement ne l’a pas chamboulé dans ses positions. L’édile a pris le temps d’observer. Il a examiné le comportement des élus promus à différentes fonctions depuis sa réélection à la mairie. 

C’est le cas notamment de Laurent Burgoa, son adjoint à la rénovation urbaine, fraîchement élu sénateur. Du goût de Jean-Paul Fournier, celui-ci en prendrait un peu trop à son aise… Notamment sur le choix de sa stratégie pour la réélection du président du Département, en novembre. Pour Jean-Paul Fournier, « la Droite ne doit pas présenter de candidat ! Ce n’est pas à Laurent Burgoa de décider ! C’est à Franck Proust et au bureau. D'ailleurs, je dirai à Franck de ne pas le faire. »

Pour le maire de Nîmes, « à quoi servirait de présenter un candidat ? Nous sommes à quelques mois des élections. Nous n’aurions rien le temps de faire ! » À ceux qui percevraient cette éventuelle victoire comme un symbole, Jean-Paul Fournier oppose le pragmatique de l’exercice politique. D’autant qu’il y a un risque « de nous faire élire avec les voix du Rassemblement national. » Une extrême-Droite avec laquelle Marc Taulelle, un autre de ses adjoints, ne serait pas contre l'idée de s’allier. Cette prise de position a d’ailleurs choqué ce même Laurent Burgoa qui a demandé sa tête. 

« Moi je l’ai toujours dit, il n’y aura pas d’alliance avec le Rassemblement national. Après, on connaît Marc Taulelle et ses prises de positions », réagit Jean-Paul Fournier. Quant à l’éviction de celui-ci : « Pour qui se prend Laurent Burgoa ? Je crois que le Sénat lui est monté à la tête… », tonne le maire de Nîmes. Un rappel à l'ordre post-covid qui ne manquera pas de faire monter la température, demain, lors de la séance publique du Conseil départemental...

CM

coralie.mollaret@objectifgard.com 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

1 commentaire sur “NÎMES Jean-Paul Fournier, à propos de Laurent Burgoa : « Le Sénat lui est monté à la tête ! »”

  1. Depuis qu’il a touché son graal, son précieux, son sénat, il semblerait que Burgoa ait déjà le melon comme une pastèque a imposer aux uns et aux autres sa haute vision de la vie politique Nîmoise depuis le palais du Luxembourg, Qu’il laisse les élus du Rassemblement National de Nîmes en dehors de ses petites manigances parce que nous avons autre chose à faire avec tous ceux qui veulent que ça bouge à Nîmes.
    Oui, je renouvelle ma sympathie à Marc. Sa lucidité et son courage sont un signe positif pour l’avenir de notre territoire tellement sont nombreux les Nîmois qui veulent le Rassemblement majoritaire pour le Gard, la Région et au delà.

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