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GARD La liberté des oiseaux fait encore rêver les passionnés

Des observateurs lors d’un comptage Wetlands à Aigues-Mortes (Photo COGard).
Dans les Gorges du Gardon, une observation d’oiseau par le COGard (Photo COGard).

Le Centre ornithologique du Gard (COGard) est une association qui a pour objet l’étude et la protection de la faune et de la flore du Gard ainsi que des régions adjacentes. Elle mène des actions d’étude, de protection et d’information.

Créée en 1980 par quelques passionnés d’oiseaux, l’association a grandi et s’est dotée peu à peu des moyens et des outils nécessaires à la réalisation de ses missions. Elle est membre de Meridionalis (Union des associations naturalistes du Languedoc-Roussillon). Aujourd’hui, avec 200 adhérents environ et quatre salariés permanents installés dans ses locaux de Saint-Chaptes, le COGard constitue un carrefour de compétences variées où chacun peut progresser et apporter sa contribution aux actions communes.

À quoi sert le COGard ? Il analyse et étudie en premier lieu. Il réalise des expertises, études d’impact (TGV, urbanismes…), études d’incidences Natura 2000, inventaires naturalistes, diagnostic de site, conseils en gestion. Au sein du réseau Natura 2000, il s’implique dans la mise en œuvre et contribue à la rédaction de documents d’objectifs pour les enjeux ornithologiques. Il réalise l’inventaire et le suivi sur les sites Natura 2000 gardois.

Le COGard suit les espèces et leur population par le biais de comptages, d’enquêtes nationales, régionales ou départementales ( sur les rollier, œdicnème, pies-grièches, stoc ou encore wetlands…). Enfin, le COGard centralise la base de données des observations ornithologiques, mammifères, reptiles, amphibiens, invertébrés, orchidées…

Des observateurs lors d’un comptage wetlands à Aigues-Mortes (Photo COGard).

 » Notre but est de faire découvrir par une approche simple, ludique, accessible à tous, mais précise et documentée, la beauté des oiseaux et leur importance au cœur de la biodiversité. Notre ambition est de sensibiliser le plus grand nombre. Notre récompense sera d’avoir suscité l’envie de protéger la nature « , peut-on lire sur le site Internet du COGard.

Où peut-on observer les oiseaux ? Philippe Bessède vous offre ici les plus beaux coins pour observer les oiseaux gardois en toute discrétion et dans des écrins de toute beauté... Mais commençons par le début. Les gorges du Gardon… Dans ce méandre on peut voir l’aigle de Bonelli et le vautour percnoptère, deux espèces menacées qu’il convient d’aider à survivre. La rivière est également fréquentée par le milan noir.

(Photo COGard).

Sur la Cèze du côté de Méjannes-Le-Clap, pensez à la ripisylve. Dans les ripisylves, ces forêts riveraines des cours d’eau, on entend les oiseaux plus qu’on ne les voit. Les deux des chanteurs les plus prolixes de ces milieux ne sont autres que le rossignol philomèle et l’hypolaïs polyglotte. Vers le Mont Bouquet volent les fameux busard cendré, le grand corbeau et la buse variable mais il faut être patient (et chanceux comme souvent) avant qu’ils ne se dévoilent pleinement.

Vers le col de l’Espinas, sur de la lande de moyenne montagne, vous pouvez trouver une végétation spécifique comme l’étonnante plante succulente, la joubarbe, ainsi que de beaux passereaux. Sur la belle plage de sable fin de l’Espiguette se réunissent divers oiseaux d’eau. C’est aussi un lieu privilégié pour assister à l’arrivée des migrateurs  après une éprouvante traversée de la grande bleue. Enfin et dans les marais camarguais autour de la Tour Carbonnière, vous voici au coeur du domaine des limicoles et des échassiers. Les oiseaux d’eau sont dans leur élément et les hérons, canards et foulques rivalisent pour y trouver leur pitance.

Si vous avez le goût et le sens pour l’observation de la nature, de la faune et de la flore, vous pourrez participer aux comptages des différentes espèces de notre région avec les ornithologues. Pour s’inscrire, c’est par ici. Mais si vous aimez communiquer, dialoguer, expliquer, transmettre votre passion pour la nature et les acteurs de la biodiversité, contactez Marion Fraysse, l’animatrice, pour participer à sa mission de sensibilisation sur le terrain et consultez régulièrement l’agenda.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 38 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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