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EXPRESSO Législatives : Alain Moula veut inspirer les « gens de la rue »

Organisé par le club de la presse, Alain Moula a accepté de répondre aux questions des journalistes locaux sur sa candidature aux législatives (Photo: Coralie Mollaret)
Lors d’un point presse organisé par le Club de la presse, Alain Moula a accepté de répondre aux questions des journalistes locaux sur sa candidature aux Législatives (Photo: Coralie Mollaret)

Candidat surprise de ces Législatives, le patron du restaurant W à Nîmes a cassé sa tirelire pour faire campagne sur la première circonscription du Gard. Son ambition ? Se faire le porte-voix « du peuple » à l’Assemblée nationale.  

Un peu plus de 4 000 €. C’est le montant qu’Alain Moula s’est accordé pour faire campagne. « Je ne devrais pas être le seul à me représenter pour défendre les gens de la rue. Tout le monde peut le faire… Tenez, si un fumeur arrête de consommer des cigarettes, il peut économiser jusqu’à 5 000 € et faire campagne ! », a lancé le candidat à l’occasion du grand oral du Club de la presse pour les élections législatives. Restaurateur Nîmois, le patron du W situé au square de la Couronne n’est pas un inconnu à Nîmes. Il y a quelques années, il a défrayé la chronique : « Je ne suis pas là pour parler de mon passé judiciaire, même si je n’ai pas de tabou. »

Son « passé judiciaire » comme le dit Alain Moula date de l’époque où il dirigeait une discothèque et un bar ayant pignon sur rue dans le centre-ville historique de la ville, précisément la « Grande Bourse », située face aux arènes… Il y a une dizaine d’années, Alain Moula avait défrayé la chronique judiciaire dans un dossier de blanchiment d’argent lié à du trafic de stupéfiants dans le cadre de la buvette des arènes. Des condamnations sont survenues dans cette affaire, dont celle d’Alain Moula pour un abus de bien social avec 5 ans d’interdiction de gérer un commerce en guise de punition. « J’ai purgé ma peine […]. Je n’ai violé, ni tué personne, sinon je ne serai pas là ! », commente-t-il.

Père de sept enfants et grand-père de cinq petits-enfants, Alain Moula se présente en dehors de tout parti politique : « Ce qui m’énerve dans les partis, c’est qu’il faut être d’un côté ou de l’autre… Tu es forcément toujours en désaccord avec ce qu’il y a en face. » S’il n’a pas de programme, le Nîmois se présente en porte-voix des « gens de la rue ». Il s’en explique : « On les a appelés les sans dents, c’est injuste et pas normal, ce sont des Français comme tous les autres. Aujourd’hui, on est très mal représenté. Comment peut-on vivre avec 800 € par mois aujourd’hui ? » À noter que la suppléante d’Alain Moula est Sabrina Pereira, une ancienne Gilet jaune. 

Enfin, Alain Moula qui participe aux émissions « Tête-à-tête » avec Patrick Mages, se définit comme une personne timide : « J’ai fait cette émission pour être plus à l’aise devant un micro et j’ai passé une maîtrise en PNL (programmation neurolinguistique) pour me décomplexer. » 

CM

coralie.mollaret@objectifgard.com

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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