Pour Pâques au Pont, les petits oeufs ont été mis dans les grands, pour la version 2026. "Un festival des arts de la rue à la campagne", a promu l'équipe du Pont-du-Gard en amont, pour inciter de nombreux visiteurs à y débarquer. Une nouvelle chance de de redécouvrir et de traverser, ce monument majestueux, inscrit au Patrimoine Mondial de l'Unesco depuis 1985. Cet évènement familial et ouvert à tous, en valait le détour : spectacles, déambulations, marché de producteurs, ont été les principales animations de ce dimanche 5 avril. Pour Pâques, certaines familles et bénévoles avaient osé se déguiser.
Comme une troupe, rencontrée lors de la pause repas, ou plutôt pique-nique, sur les tables réparties autour du site gardois. Pour prendre des forces, avant de faire le tour à pieds des animations, les producteurs du coin avaient pris leurs quartiers. L'occasion pour une paysanne-distillatrice de montrer son savoir-faire au grand public.
La créatrice de "Le Jardin de Mazaalaï", venue de Brouzet-lès-Quissac, a pu vendre et faire goûter des sirops artisanaux, liqueurs ou encore son Gin sans alcool. Son produit phare pour se rafraîchir : le Pastagard. Un pastis de terroir, qui se compose entre autre des aromatiques suivants : hysope, anis vert, fenouil sauvage, mélisse... à consommer bien-sûr avec modération.
Des spécialités locales étaient aussi en vente, comme les pâtés nîmois, des fougasses et des charcuteries gardoises. En ce qui concerne les animations, il y avait l'embarras du choix, d'une rive à l'autre, pour que les gardois et touristes, venus des quatre coins du globe, prennent le temps de profiter.
C'est l'une des deux attractions de ce dimanche : la Compagnie Culture son, "À Tricyclette", a proposé une déhambulation intéractive. Deux tricycles anciens, datant des années 1900, ont pédalé, aux alentours de 13h, en fanfare. Les airs interprétés ont entraîné le public. Une musique anti-ras-bas-joie, reprise en choeur par les volontaires. Un second passage s'est déroulé à 16h. De quoi mettre du "soleil dans la mémoire", des passants, aurait résumé Jamel Laroussi, venu avec son groupe en concert lors de l'éditon 2025.
Autre moment fort de ce Pâques au Pont festif : "un oiseau chimérique" a traversé le Pont sous le regard admiratif des enfants et le sourire des parents. Un animal unique en son genre qui a poussé certains à détourner le regard. Vers 16h, "Le Phoenix" s'est ensuite échappé. Selon la légende, "quand l'oiseau sent sa mort, il construit, là où les rayons de soleil sont les plus brûlants, un nid d'aromates, de myrrthe et d'encens", détaille le prospectus. Après 45 minutes de spectacle, l'animal ailé, a pu renaître de ses cendres. La fête a continué de plus belle, avant le coucher du soleil.
Le lundi 6 avril, de nouvelles festivités, animations, comme la célèbre chasse aux oeufs, à 9h, des fanfares, et spectacles. "Cornelius", c'est le nom donné au concert de clôture, joué à 17h30, sur la scène des Croisées. Une manière de conclure en beauté, le lundi de Pâques. En chantant à tue-tête, en vibrant, pour mieux diffuser de la bonne énergie, partout où les animateurs, comédiens, chanteurs et l'ensemble des artistes, passeront.
Pâques au Pont a su combler les visiteurs, en mêlant les arts et les univers. Un combo orchestré en pleine nature, qui rend cet évènement culturel "monumental" et inoubliable.
Le programme complet de la suite de Pâques au Pont est à lire et à découvrir ici.