Publié il y a 1 h - Mise à jour le 24.03.2026 - François Desmeures - 3 min  - vu 22 fois

LE VIGAN Le personnel saisonnier se recrute maintenant

Les offres affichées, avant rencontre avec les employeurs

- François Desmeures

Le deuxième salon de l'emploi saisonnier avait lieu ce lundi au Vigan, avec bien plus de participants que les années précédentes, côté entreprises et candidats. Le Pays viganais, additionné aux communautés de communes de Ganges, de l'Aigoual et aux petits villages du pic Saint-Loup, a besoin d'autant de saisonniers que Le Grau-du-Roi, majoritairement en tourisme et agriculture. 

Les offres affichées, avant rencontre avec les employeurs • François Desmeures

Quarante-cinq postes à pourvoir. Mais ce n'est qu'un début. L'an dernier, ce sont 58 embauches qui avaient eu lieu alors que seulement une vingtaine d'offres avaient été affichées. Le deuxième salon de l'emploi saisonnier a attiré bien plus de candidats, ce lundi à la Maison de la formation et des entreprises du Vigan. Il y avait eu 250 postulants ou curieux l'an dernier, ils étaient déjà 100 au bout d'une petite demi-heure ce lundi.

D'un côté, les offres recensées par France Travail, de l'autre les entreprises, agence d'intérim et organismes qui les proposent, ou cherchent à tomber sur une éventuelle pépite. "L'an dernier, notre zone était premier ex-aequo en demandeurs d'emplois saisonniers avec Le Grau-du-Roi", souligne Bruno Montet, vice-président sortant du Pays viganais en charge du développement économique. En pays viganais, sur l'Aigoual, autour de Ganges et jusqu'aux villages avant Saint-Mathieu-de-Tréviers.

En plus de France Travail, la Mission locale jeunes (MLJ) Garrigues-Cévennes fait venir des candidats. "On prépare les jeunes en amont, notamment au niveau de la posture, explique le directeur de la MLJ, Frédéric Garmy. Il y a ceux dont c'est le projet. Et ceux qui n'ont pas de projet, on les invite tous. Ils se confrontent au réel. Derrière, les conseillers débriefent avec eux, ils doivent relancer les employeurs, etc."

"Avant, je prenais des gens diplômés. Maintenant, ça devient compliqué."

La Chambre de commerce et d'industrie (CCI) est également partenaire, avec ses quatre collaborateurs viganais. Guilhem Léotaud, développeur territorial pour la CCI, constate surtout une tension dans le secteur de la restauration. "Le turn-over est très important, explique-t-il. On s'adapte, avec au niveau des ressources humaines, des éléments d'attractivité pour faire rester les jeunes dans la région." Éléments que les entreprises elles-mêmes sont contraintes d'ajouter, en raison aussi de la difficulté d'accès de certains lieux de travail, dans un contexte de hausse importante du prix de l'essence.

Salon de l'emploi saisonnier à la Maison de la formation et des entreprises du Vigan • François Desmeures

À la tête de la pizzeria-grill l'Aigoual, à Saint-Sauveur-Camprieu, Nabile Burger offre le logement à ses saisonniers. Il est venu au salon à la recherche d'une serveuse ou d'un serveur pour cet été. "Mais malgré le logement, c'est difficile chaque année. Avant, je prenais des gens diplômés. Maintenant, ça devient compliqué. Je veux six personnes au total. S'ils ne sont pas tous du métier et qu'il faut former, la cohésion est difficile." Heureusement, sans doute satisfaits de leur traitement, les deux tiers des salariés reviennent travailler chaque année.

La seule agence d'intérim du Vigan, DFI, n'est pas ici uniquement pour les saisonniers. "Aujourd'hui, on cherche sur tous les secteurs, explique Léa Mazel : bâtiment (manoeuvres, manutentionnaires...), entretien (camping, etc.), médical pour les renforts estivaux... On accueille beaucoup de personnes en reconversion professionnelle. Pour cela, le savoir-être est très important même si, sur des postes techniques, il faut avoir le savoir..."

Moins attendue, la Police nationale ne cherche pas non plus particulièrement de saisonniers. "On se positionne, c'est l'opportunité de renseigner sur la carrière, expliquent David et Raphaël. On informe aussi sur la réserve opérationnelle qui, comme les pompiers, peut être un complément de revenu." Avec des missions de police réalisées en collaboration, avec des titulaires. Si le ministère a bien des objectifs annuels de recrutement, ce n'est évidemment pas le cas des fonctionnaires présents ce lundi. Juste à côté, les pompiers du Gard ont aussi leur espace, à la recherche de sapeurs-pompiers volontaires. Et "déjà implantés dans le secteur", pour garnir éventuellement les casernes les plus reculées. 

Président de l'appellation Oignon doux des Cévennes, Gaël Martin est aussi là pour trouver des saisonniers pour son propre mas du Figuier. Il en a déjà les trois quarts, pour le repiquage des semis qui s'annonce. "En août, pour la récolte, c'est plus facile, les étudiants sont disponibles." Il en faudra 20 pour le mas, "et au moins 300 pour tout l'oignon doux. Avec plus de difficulté à recruter en vallée Borgne qu'à Sumène." 

Mais que les candidats qui ont tenté leur chance sans succès ce lundi ne désespèrent pas, insiste Bruno Montet. "Ici, il faut des saisonniers... en toute saison. Et ceux qui ont laissé des CV sont souvent rappelés." Et la Maison de la formation et des entreprises reste ouverte toute l'année. 

La Maison de la formation et des entreprises du Vigan est située sur la rive droite de l'Arre • François Desmeures

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