Alors ce vendredi matin, les parents d'élèves de l’école se sont mobilisés pour dire non à la fermeture de classe. « On veut nous supprimer une classe alors que les inscriptions ne se font que mi-avril », explique Jennifer Sigel, parent d’élève de l’école. Une décision expliquée par la baisse du nombre d’élèves, une baisse générale à laquelle l’école spiripontaine n’échappe pas.
Sauf qu’« ici nous sommes en plein quartier prioritaire de la Politique de la ville, rappelle Ingrid Barthélémy, déléguée des parents d’élèves. Il y a des enfants en difficulté, cette suppression de classe se ferait à leur détriment. » Malgré sa situation géographique, l'école n'est pas dans le Réseau d'éducation prioritaire, une situation qui rappelle celle d'une autre école maternelle Jules-Ferry, à Bagnols cette fois, concernée elle aussi par une fermeture de classe à la rentrée prochaine.
L’école spiripontaine compte 103 élèves cette année, et déjà « des classes en double niveau, l’année prochaine on pourrait en avoir à triple niveau », affirme Ingrid Barthélémy. Et, « d’une moyenne de 19,7 élèves par classe, nous passerions à 26 élèves », rajoute-t-elle, craignant une dégradation des conditions d’enseignement.
Et ce dans une école « qui propose énormément de projets aux enfants, des ateliers avec les parents, avec l’Ehpad, des cafés parents, des projets culturels », énumèrent les parents d’élèves, qui redoutent que la fermeture de classe obère cette dynamique. Alors après avoir manifesté avec force banderoles et pancartes, ils ont bloqué l’école ce matin, dans l’espoir de se faire entendre. Une pétition a également été mise en ligne.